Conflit israélo-palestinien : Joe Biden plaide pour un cessez-le-feu auprès de Benjamin Netanyahou

DIPLOMATIE Le président américain s'est entretenu avec le Premier ministre israélien alors que les Etats-Unis ont bloqué une déclaration appelant à «une cessation des violences» à l'ONU

20 Minutes avec AFP

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Le président américain Joe Biden.
Le président américain Joe Biden. — Evan Vucci/AP/SIPA

Messages contradictoires de Washington. Le président américain Joe Biden a exprimé lundi, lors d’un échange avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, son « soutien » à un cessez-le-feu face à l’escalade de violences, a indiqué la Maison Blanche. Mais dans le même temps, les Etats-Unis se sont opposés, pour la troisième fois en une semaine, à l’adoption d’une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU appelant à « une cessation des violences » entre Israéliens et Palestiniens.

« Le président a exprimé son soutien à un cessez-le-feu », a indiqué la Maison Blanche dans un compte rendu à la tonalité très prudente, au moment où nombre de voix s’élèvent dans le camp démocrate pour que Joe Biden réclame explicitement un cessez-le-feu immédiat entre Israël et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. Lors de cette conversation téléphonique, il a évoqué les discussions en cours avec l’Egypte « et d’autres partenaires » pour y parvenir, précise le texte.

Les bombardements israéliens sur la bande de Gaza ont repris lundi, au terme d’une semaine noire ayant fait 200 morts dans l’enclave palestinienne, sans perspective d’une trêve entre Israël et le mouvement Hamas, qui continue ses tirs de roquettes.

Plus de 200 morts à Gaza en une semaine

Interrogée lors de son point de presse quotidien sur ce que certains, dans le camp démocrate, estiment être un manque de fermeté face à Israël, Jen Psaki, la porte-parole de la Maison Blanche, a défendu l’approche diplomatique « discrète » mais « intensive » de Washington sur ce dossier. Si Joe Biden a réaffirmé « le droit d’Israël à se défendre », il a aussi, lors de cet échange, « encouragé » l’Etat hébreu à « faire tous les efforts possibles pour assurer la protection des civils innocents », affirme encore le compte rendu.

Au conseil de sécurité de l’ONU, un texte rédigé par la Chine, la Tunisie et la Norvège, qui appelait à « une cessation des violences » entre Israéliens et Palestiniens, avait été remis dimanche soir aux 15 membres du Conseil de sécurité pour approbation lundi. Les Etats-Unis ont indiqué qu’ils « ne pouvaient pas soutenir pour le moment une expression » du Conseil de sécurité, a dit à l’AFP un diplomate. Selon d’autres sources, le Mexique et le Royaume-Uni ont proposé des amendements au texte sans toutefois s’opposer à une adoption.

Sur son compte Twitter, la mission diplomatique norvégienne a annoncé qu’une nouvelle réunion en urgence du Conseil de sécurité, à huis clos, se tiendrait mardi en milieu de journée. « La situation sur le terrain continue de se détériorer. Des civils innocents continuent d’être tués et blessés. Nous répétons : cessez le feu. Mettez fin aux hostilités maintenant », indique son message.