Thaïlande : Un promoteur immobilier ruine des Français après sa faillite

INVESTISSEMENT La raison officielle de ce fiasco est la pandémie de coronavirus, mais certains estiment qu’il s’agit plutôt d’une vaste escroquerie

20 Minutes avec agence

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Illustration d'une location de logement.
Illustration d'une location de logement. — Florence Durand / SIPA

En Thaïlande, 2.500 investisseurs se retrouvent désemparés après le placement en plan de redressement d’une société norvégienne via laquelle ils ont investi dans un programme immobilier alléchant. New Nordic Development (NND) s’est placée sous la protection du tribunal de commerce depuis janvier 2021, officiellement à cause de difficultés financières liées à la pandémie de coronavirus, rapporte Le Parisien.

Au départ, la société proposait aux investisseurs, parmi lesquels figurent une majorité de Français, d’acquérir des appartements luxueux avec vue sur mer. Des biens immobiliers qui seraient ensuite loués à des touristes chinois ou indiens, avec un rendement annuel de 10 %.

« Nous faisons face à des escrocs »

Les personnes intéressées ont dû payer cash ces appartements au moment de la phase de construction. La promesse d’un rachat à 130 % de la valeur initiale après une période de sept ans leur était également faite. Problème : la pandémie de coronavirus a fait lourdement chuter le tourisme mondial, y compris en Thaïlande.

« Officiellement, le Covid-19 est responsable de nos maux. Mais la vérité est que nous faisons face à des escrocs », a lâché au quotidien francilien l’un des investisseurs qui a tout perdu. Ce sexagénaire avait décidé de vendre sa maison en France pour s’installer en Thaïlande, il avait aussi investi 170.000 euros dans deux appartements du programme NND. « Mon crédit à la consommation continue de courir. Je n’ai plus de quoi subvenir à mes besoins. Je vais devoir rentrer en France chez ma vieille mère », déplore-t-il.

Face à cette situation, certains investisseurs envisagent de mener une action en justice contre NND, mais ils ne savent pas s’ils doivent attaquer la société en France, en Thaïlande ou encore à Hong-Kong.