Etats-Unis : Des lettres d’amour entre Kennedy et sa maîtresse vendues à plus de 88.000 dollars

CORRESPONDANCE Les huit pages ont été écrites par le futur président des Etats-Unis entre 1955 et 1956 sur du papier à en-tête du Sénat à celle qu’il avait rencontrée quelques semaines avant son mariage

20 Minutes avec agence

— 

John F. Kennedy et sa femme le 22 novembre 1963 quelques temps avant sa mort.
John F. Kennedy et sa femme le 22 novembre 1963 quelques temps avant sa mort. — UPI / AFP

Des lettres écrites en 1955 et 1956 par John Fitzgerald Kennedy à l’aristocrate suédoise Gunilla von Post, sa maîtresse, viennent d’être vendues pour 88.426 dollars (environ 73.000 euros). Les enchères en ligne organisées par RR Auction, une maison des ventes de Boston, se terminaient ce mercredi. L’auteur des courriers manuscrits n’était pas encore devenu président des États-Unis au moment de ces échanges, précise CNN.

John Fitzgerald Kennedy était en revanche déjà marié à Jacqueline Bouvier, qu’il avait épousée en 1953. Il était alors sénateur du Massachusetts. Les lettres à Gunilla von Post sont d’ailleurs rédigées sur le papier à en-tête officiel du Sénat américain. Le lot vendu aux enchères était constitué d’une lettre complète et de deux extraits d’autres missives, sur un total de huit pages. Il était proposé dans le cadre d’une vente d’objets liée aux présidents des Etats-Unis.

Un livre écrit en 1997 sur leur histoire

Le futur chef d’Etat avait rencontré la Suédoise à Cannes quelques semaines avant son mariage, indique RR Auction sur son site Internet. Gunilla von Post, décédée en 2011, avait écrit en 1997 un livre racontant son histoire d’amour avec JFK. Elle y affirmait qu’après une semaine de l’été 1955 passée en Suède avec son amant, celui-ci voulait mettre fin à son mariage et vivre aux États-Unis avec la Suédoise.

Les ambitions politiques de John Fitzgerald Kennedy, l’influence de son père et la fausse couche puis la grossesse de Jackie Kennedy les avaient contraints à abandonner leurs projets. Dans une des lettres, JFK a qualifié la destinataire d'« exceptionnelle » et dit avoir « vraiment hâte » de la retrouver. Il a évoqué le « souvenir lumineux dans sa vie » que constituent les moments passés avec la Suédoise, qui lui « manque » et qu’il « aimerait voir ». L’auteur a aussi déploré le futur mariage de Gunilla von Post avec « un fermier ».