Etats-Unis : Sanctionnée par les républicains, Liz Cheney promet de « tout faire » pour empêcher un retour de Trump

THE PURGE La fille de Dick Cheney a été évincée de la hiérarchie du parti républicain et devrait être remplacée par la fidèle trumpienne Elise Stefanik vendredi

P.B. avec AFP

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La républicaine Liz Cheney (en fuchsia) aux côtés de Donald Trump en 2017.
La républicaine Liz Cheney (en fuchsia) aux côtés de Donald Trump en 2017. — Andrew Harnik/AP/SIPA

La purge continue. Mercredi, les élus républicains à la Chambre ont évincé Liz Cheney de son poste du numéro 3 du groupe parlementaire, en réaction à ses critiques répétées contre Donald Trump. L’ancien président s’en est aussitôt réjoui, et la fille de Dick Cheney, elle, a juré de « tout faire pour garantir que [Donald Trump] ne s’approche plus jamais du Bureau ovale ».

C’est finalement par un vote oral à huis clos que Liz Cheney a été démise de son rôle. « Il n’y a pas eu beaucoup de voix » pour la soutenir un élu de Floride, Byron Donalds, favorable à son éviction. Ken Buck, du groupe du Freedom caucus, a au contraire défendu Cheney, estimant qu’elle était victime de la « cancel culture » que dénonce pourtant les républicains, pour avoir « dit ce qu’elle pensait » sur l’élection présidentielle. Liz Cheney accuse Donald Trump de perpétuer « le grand mensonge » et répète régulièrement que l’élection n’a pas été volée comme l’affirme l’ancien président. Qui est, selon elle, « un danger » pour la constitution.

Remplacée par une fidèle de Trump

« Liz Cheney est un être humain horrible et amer, elle n’offre rien de bon pour le parti et le pays », a réagi Donald Trump. Il a mis tout son poids pour obtenir la tête de Cheney et soutenir la jeune élue de New York Elise Stefanik, qui devrait être élue vendredi présidente du groupe parlementaire, sans véritable opposition.

Plus jeune femme élue à la Chambre en 2014, Stefanik, 36 ans aujourd’hui, a partant commencé comme une élue modérée, critiquant notamment Donald Trump sur l’environnement et le mur avec le Mexique. Mais elle a vite compris que son ascension passait par un soutien sans faille. Lors du premier impeachment de Donald Trump, elle l’a défendu avec acharnement lors des audiences au Congrès. Après son acquittement, Donald Trump avait loué son tempérament de « battante ». Son pari semble sur le point de payer.