L'ETA frappe au Pays basque espagnol

LASKAO Ce nouvel attentat, qui n'a pas fait de victime, survient à quelques jours des élections régionales, prévues dimanche...

Avec agence
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La commune de Laskao, au Pays Basque espagnol, a été frappé par une bombe de l'ETA, tôt lundi 23 février 2009.
La commune de Laskao, au Pays Basque espagnol, a été frappé par une bombe de l'ETA, tôt lundi 23 février 2009. — DR

La police régionale basque a annoncé qu'une bombe attribuée à l'ETA a explosé tôt ce lundi matin, sans faire de victime, près du siège du Parti socialiste basque à Lazkao, au pays basque espagnol (nord).
L'explosion, qui a causé de gros dégâts matériels, s'est produite vers 3h, après un appel anonyme passé au nom de l'ETA avertissant de son imminence.

Dans un sac à dos

Cet appel avait été passé environ deux heures auparavant au service d'assistance routière DYA, canal habituellement utilisé par l'ETA pour avertir de ses attentats.
«Les agents de la police locale avaient localisé quelques minutes avant (l'explosion) un sac à dos près de la porte du siège du Parti socialiste» de Lazkao.
Cela leur a laissé le temps «d'évacuer un bar, d'avertir les riverains par haut-parleur et de délimiter la zone».

Le Parti nationaliste basque menacé

Cet attentat intervient en pleine campagne pour les élections régionales prévues dimanche au Pays Basque espagnol.

Selon plusieurs sondages publiés dimanche, le Parti socialiste devrait nettement améliorer son score lors du scrutin régional et talonner le Parti nationaliste basque (PNV), actuellement au pouvoir dans cette région autonome.

825 morts en 40 ans

L'ETA, qui figure sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne et des Etats-Unis, est tenue pour responsable de la mort de 825 personnes en 40 ans de violences pour l'indépendance du Pays basque.

Le dernier attentat attribué à l'organisation clandestine remonte au 9 février, lorsqu’une fourgonnette piégée a explosé dans un quartier d'affaires de l'est de Madrid.

Cet attentat a été le premier commis dans la capitale espagnole, régulièrement prise pour cible par le passé par l'ETA, depuis la puissante bombe qui avait fait deux morts fin 2006 à l'aéroport de Madrid-Barajas.

Depuis la fin officielle de sa trêve en juin 2007 l'ETA, dont l'un des dirigeants présumés a été arrêté la semaine passée, a perpétré une trentaine d'attentats et tué six Espagnols: trois gardes civils, un militaire, un ex-conseiller municipal socialiste et un entrepreneur basque.