Attentat au Caire: «Le fait qu'il s'agisse d'adolescents est une fragilité supplémentaire»

TERRORISME Les jeunes de Levallois sont arrivés à Paris ce lundi en fin de matinée et vont être pris en charge par des psychologues…

Maud Descamps
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La police a arrêté trois hommes suspectés d'être impliqués dans l'attentat de dimanche au Caire qui a causé la mort d'une jeune française et blessé 25 touristes, selon une source de sécurité.
La police a arrêté trois hommes suspectés d'être impliqués dans l'attentat de dimanche au Caire qui a causé la mort d'une jeune française et blessé 25 touristes, selon une source de sécurité. — Khaled Desouki AFP

La grande majorité du groupe de jeunes touristes français frappé dimanche par un attentat meurtrier près du souk du Caire est arrivée lundi matin à l'aéroport de Roissy. Cinquante-cinq jeunes sont montés à bord d'un avion et 15 autres sont restés au Caire, dont trois encore hospitalisés après cet attentat qui a coûté la vie à une adolescente de 17 ans.

«Nous allons les prendre en charge le plus rapidement possible à leur arrivée et repérer ceux qui ont besoin d'aide», explique Didier Cremniter, responsable de la cellule d'urgence médico-psychologique (CUMP) du Samu, à 20minutes.fr. «Il faut éviter les traumatismes et cela en intervenant le plus vite possible auprès des ados mais aussi des familles.»

Limiter les séquelles

Principalement originaires de Levallois-Perret, en banlieue parisienne, ces jeunes étaient arrivés le 16 février en Egypte pour un séjour touristique de huit jours organisé par cette municipalité. Deux groupes, l'un de 30 jeunes et l'autre de 24, s'étaient retrouvés avec leurs sept accompagnateurs sur la place al-Hussein pour aller faire des emplettes dans les échoppes du souk Khan al-Khalili, dans le Caire historique, lorsqu'une bombe a explosé. Un autre groupe d'une dizaine de jeunes était resté à l'hôtel. «Nous étions tous regroupés avant d'organiser le quartier libre. Il y a eu une très forte détonation. Puis les cris, du sang. On s'est tous mis à courir», a raconté Romy Janiw, une accompagnatrice de 28 ans.

«Certains peuvent être très marqués par cet événement. Le fait qu'il s'agisse d'adolescents est une fragilité supplémentaire, explique Didier Cremniter. Ils peuvent subir des troubles comme revoir l'explosion, avoir la phobie des transports, sursauter au moindre bruit. Nous allons donc détecter ces symptômes et faire en sorte que les séquelles soient le moins important que possible», a-t-il ajouté.