Royaume-Uni : Le travailliste Sadiq Khan réélu maire de Londres

SECOND MANDAT Au second décompte, ce farouche opposant au Brexit a obtenu 55,2 % des voix

20 Minutes avec AFP

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Sadiq Khan, lors de son discours pour sa réélection comme maire de Londres, le 8 mai 2021.
Sadiq Khan, lors de son discours pour sa réélection comme maire de Londres, le 8 mai 2021. — Alberto Pezzali/AP/SIPA

Les électeurs de Londres ont choisi la carte de la continuité en redonnant leur confiance à Sadiq Khan. Le maire travailliste de la ville, devenu en 2016 le premier musulman à diriger une capitale occidentale, a été réélu pour un deuxième mandat, selon les résultats publiés samedi.

L’élu de 50 ans, fils d’immigrants pakistanais, qui a grandi dans un logement social, a devancé lors des municipales de jeudi le conservateur Shaun Bailey, aux racines jamaïcaines. Il a obtenu, au second décompte, 55,2 % des voix. Au premier décompte réunissant tous les candidats, il avait remporté 39,8 % des suffrages contre 35,1 % des voix pour Shaun Bailey, soit un écart bien plus faible que ce que les sondages laissaient entrevoir.

Les « cicatrices du Brexit »

Sadiq Khan, qui avait succédé en 2016 à l’actuel Premier ministre Boris Johnson, a appelé samedi soir à « un moment de réconciliation nationale » après les élections locales de jeudi qui ont révélé selon lui des divisions liées aux « cicatrices du Brexit » et à « la guerre culturelle » séparant les grandes villes du reste du pays. Il a assuré vouloir « bâtir des ponts entre les communautés » dans les trois ans à venir, « s’assurer que Londres joue son rôle dans la reprise nationale » après la pandémie et « construire un avenir plus radieux, plus vert et plus égalitaire » pour la capitale.

Durant son mandat, Sadiq Khan, un ancien avocat spécialisé dans les droits humains, s’est taillé une réputation d’europhile convaincu, féroce envers le Brexit et le Premier ministre conservateur Boris Johnson. Pour sa campagne, Sadiq Khan a adopté comme mantra « l’emploi, l’emploi, l’emploi » désireux de redynamiser l’économie d’une métropole marquée par la pandémie et le Brexit, un coup dur pour son puissant secteur financier.

Vers une nouvelle candidature aux JO

Espérant réitérer le succès de 2012, il a dit vouloir proposer la candidature de la ville pour des Jeux olympiques « durables » en 2036 ou 2040, qui stimuleraient la construction d’infrastructures respectueuses de l’environnement. Lors de son premier mandat, avant que la pandémie ne vienne frapper la capitale de plein fouet, l’élu a notamment gelé le prix des transports publics et créé des zones à faible émission pour lutter contre la pollution automobile.

Il s’est cependant vu reprocher de n’avoir pu endiguer les attaques à l’arme blanche, un fléau qu’il attribue à la baisse des effectifs policiers découlant des mesures d’austérité des gouvernements conservateurs.