Coronavirus : Le manque de vaccins accroît le risque de nouvelle vague en Afrique, selon l'OMS

SANTÉ « Le risque d’une nouvelle vague d’infections resté élevé » sur le continent, explique le bureau régional de l’organisation

20 Minutes avec agences

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Le vaccin AstraZeneca (Illustration).
Le vaccin AstraZeneca (Illustration). — Vincent Thian/AP/SIPA

Le bureau régional pour l’Afrique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mis en garde ce jeudi contre le risque d’une nouvelle vague de coronavirus sur le continent à cause de retards croissants dans la vaccination par rapport au reste du monde. « Du fait du report de livraisons des doses de vaccins contre le Covid-19 fabriquées par le Serum institute of India à l’attention de l’Afrique, ainsi que de la lenteur du déploiement des vaccins et de l’apparition de nouveaux variants, le risque d’une nouvelle vague d’infections resté élevé en Afrique », a alerté dans un communiqué le bureau régional de l’OMS, basé à Brazzaville.

L’Afrique représente 1 % des doses

« Désormais, le continent africain ne représente plus que 1 % des doses de vaccin administrées dans le monde, contre 2 % il y a quelques semaines », selon le texte. Seulement environ « la moitié des 37 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 reçues en Afrique ont été administrées jusqu’à présent », affirme l’OMS, tout en soulignant que « certains pays africains ont été exemplaires en matière de déploiement de vaccins ».

« Les premières livraisons à 41 pays africains par le canal du Covax [visant à assurer aux pays pauvres l’accès aux vaccins] ont eu lieu depuis début mars, mais neuf pays ont administré moins d’un quart des doses reçues et 15 pays ont administré moins de la moitié de leurs doses », déplore l’organisation.

« Se retrousser les manches »

« La tragédie en Inde​ ne doit pas se produire ici en Afrique, et nous devons tous rester en état d’alerte maximale », a déclaré la directrice régionale pour l’Afrique de l’OMS, Matshidiso Moeti, citée dans le communiqué.

« Si nous appelons à l’équité en matière de vaccins, l’Afrique doit aussi se retrousser les manches et tirer le meilleur parti de ce que nous avons. Nous devons utiliser toutes les doses dont nous disposons pour vacciner des gens », a-t-elle insisté.