Coronavirus en Belgique : Le nombre de signalements d’enfants maltraités augmente

ENFANCE Sur les régions de Charleroi et Liège-Montlégia, ils ont augmenté de respectivement 50 % et 45 % sur le premier trimestre 2021

20 Minutes avec AFP

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Une association belge de protection de l'enfance s'inquiète de la hausse du nombre de signalement pour maltraitance en 2021. (Illustration)
Une association belge de protection de l'enfance s'inquiète de la hausse du nombre de signalement pour maltraitance en 2021. (Illustration) — Counselling / Pixabay

Les équipes de l’association belge SOS Enfants envoient « un cri de détresse » face à « une augmentation du nombre de signalements d’enfants maltraités ». Sur le banc des accusés : la crise sanitaire et la fermeture des écoles qui auraient amplifiées des situations déjà précaires.

Avec un réseau « engorgé », les équipes disent ne plus être en mesure d’assumer adéquatement leurs missions de base et de prendre soin de ces enfants et familles polytraumatisés. « Nous sommes obligés de renvoyer ces signaleurs, familiers ou professionnels, vers un réseau de soins psycho-social saturé lui aussi (…). Cette situation est insupportable à vivre pour les soignants que nous sommes », écrivent dans un communiqué les équipes de l’association belge.

Places manquantes en famille d’accueil d’urgence

« Dans certaines régions, les demandes explosent (à SOS Charleroi : +50 %, à SOS Liège-Montlégia : +45 % sur le premier trimestre 2021) », détaille le communiqué. Par ailleurs, la situation des enfants victimes s’est « dramatiquement » aggravée ces derniers mois, en raison de l’allongement des délais d’intervention des services de santé mentale et éducatifs de première ligne. SOS Enfants ajoute également que les places manquent dans les familles d’accueil d’urgence ou dans les institutions d’hébergement.

Les équipes soulignent, en outre, que la fermeture des écoles a un impact direct sur la maltraitance infantile car « l’enfant ne peut plus se confier à propos de la violence subie et se voit privé d’un lieu d’apprentissage et de socialisation primordial ». Les nouveau-nés en danger sont également devenus invisibles car l’Office de la naissance et de l’enfance limite les interventions à domicile de ses agents.

« Rendre visibles ces enfants »

SOS Enfants demande donc de « rendre visibles ces enfants, en rouvrant ces radars que sont les écoles, les centres de loisirs et sportifs, les services éducatifs et psycho-médico-sociaux de première ligne, etc ». Il est également important que le secteur d’Aide à la Jeunesse assure une entière disponibilité : « nous sommes tous des métiers essentiels où le télétravail ne devrait pas être d’application ».

Enfin, les équipes réclament un budget exceptionnel pour le renfort des effectifs et sollicitent une concertation avec les ministres en charge de la petite enfance, de l’aide à la jeunesse et de la santé afin de repenser la lutte contre la maltraitance infantile en Fédération Wallonie-Bruxelles.