Coronavirus : L’OMS demande la suspension de la vente de mammifères sauvages vivants sur les marchés

EPIDEMIE La transmission du coronavirus d’un animal sauvage à l’homme est une des théories favorisées par les experts mandatés par l’OMS qui enquêtent sur l’origine de l’épidémie

20 Minutes avec AFP

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Un policier chinois observe une civette dans sa cage au marché de Wuhan, le 26 mai 2003.
Un policier chinois observe une civette dans sa cage au marché de Wuhan, le 26 mai 2003. — AFP

En raison des importants risques de transmissions à l’homme de nouvelles maladies infectieuses, plusieurs organisations internationales dont l’OMS ont demandé, ce mardi, la suspension dans le monde entier de la vente de mammifères sauvages vivants sur les marchés alimentaires.

« Les animaux, en particulier les animaux sauvages, sont la source de plus de 70 % de toutes les maladies infectieuses émergentes chez les humains, et nombre d’entre elles sont causées par de nouveaux virus », soulignent dans un communiqué commun l’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé Animale et le Programme environnemental de l’ONU.

De nouvelles normes d’hygiène

La transmission à l’homme du virus du Covid par ce biais est une des théories favorisées par les experts mandatés par l’OMS. Et dans leur récent rapport sur les origines de la maladie, ils ont souligné qu’un marché de Wuhan, la métropole chinoise où ont été signalés les premiers cas, semble avoir été l’un des plus importants points de diffusion de la pandémie à la fin de 2019. La maladie s’est depuis répandue dans le monde entier et a fait plus de 2,93 millions de morts.

Outre la suspension des ventes, les organisations internationales demandent une amélioration des règles d’hygiène et d’assainissement sur ces marchés traditionnels pour réduire aussi bien la transmission de l’animal à l’homme que la contagion entre marchands et clients. Elles réclament en outre une réglementation pour contrôler l’élevage et la vente d’animaux sauvages qui sont destinés à être vendus sur les marchés pour la consommation humaine. Les organisations demandent aussi de former les inspecteurs vétérinaires pour appliquer ces nouvelles règles et de renforcer les systèmes de surveillance afin de détecter rapidement les nouveaux pathogènes et lancer des campagnes d’informations et de sensibilisation pour les marchands et les clients.