Espagne : Soupçons de maltraitance animale dans un laboratoire, deux enquêtes en cours

CHOC Le gouvernement de la région de Madrid a suspendu l'activité de l'entreprise Vivotecnia

20 Minutes avec agences

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Des images ont été diffusées par l'ONG Cruelty Free International.
Des images ont été diffusées par l'ONG Cruelty Free International. — Pixabay / tiburi

Les autorités espagnoles ont lancé des enquêtes contre un laboratoire d’expérimentation animale situé près de Madrid. Une décision prise après la diffusion d’images de sévices sur des chiens, des rats, des cochons, des lapins et des singes.

« Nous avons été consternés face à ces images. C’est un cas flagrant de maltraitance animale​ », a déclaré ce lundi Sergio Garcia Torres, responsable des droits des animaux au sein du gouvernement de gauche espagnol.

Animaux frappés et secoués

Les vidéos publiées la semaine dernière par l’ONG Cruelty Free International ont été filmées entre 2018 et 2020 par une militante infiltrée au sein de la société Vivotecnia. Cette dernière réalise des études de toxicité et de sécurité pour des entreprises de produits sanitaires, de cosmétiques, de produits chimiques et d’alimentation.

Ces images montrent des salariés de cette société frappant, secouant ou soumettant à des tests et des expériences les animaux, provoquant parfois des cris. Une séquence montre un employé tenant un macaque tandis qu’un autre dessine un visage au feutre sur son sexe.

Dans un communiqué repris par les médias espagnols, le directeur exécutif de l’entreprise, Andres König, s’est montré « très préoccupé » par les vidéos mais a déclaré qu’elles ne reflétaient pas « la réalité quotidienne » du laboratoire. Après le scandale provoqué par la diffusion de ces images, le gouvernement de la région de Madrid a annoncé ce dimanche qu’il avait suspendu l’activité de Vivotecnia après avoir « effectué une inspection et trouvé des signes de maltraitance animale ».

Bientôt des caméras de vidéosurveillance ?

Deux enquêtes sont en cours contre le laboratoire, l’une lancée par le parquet et l’autre par la Garde civile, ont indiqué ce lundi des porte-parole des deux institutions. De son côté, le parti défenseur des animaux PACMA et d’autres organisations ont déposé une plainte contre les responsables de l’entreprise et ont demandé à l’administration une plus grande vigilance. « C’est un monde très opaque et il se pourrait que cela se produise de manière habituelle sans que nous le sachions », a déclaré Laura Duarte, présidente de PACMA.

Sergio Garcia Torres du gouvernement central propose de placer des caméras de vidéosurveillance dans ces installations, une mesure que l’exécutif de gauche veut déjà rendre obligatoire dans les abattoirs. Les autorités s’efforcent maintenant de transférer les animaux de ce laboratoire vers des installations appropriées.