Israël : Première visite du chef du Pentagone pour discuter du nucléaire iranien

DIPLOMATIE C’est la première visite d’un haut responsable de l’administration Biden dans ce pays

20 Minutes avec AFP

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Lloyd Austin est le nouveau secrétaire d'Etat à la Défense de Joe Biden.
Lloyd Austin est le nouveau secrétaire d'Etat à la Défense de Joe Biden. — Evan Vucci/AP/SIPA

Quatre mois après l’élection de Joe Biden, le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a entamé sa toute première visite en Israël. Le nouveau chef du Pentagone est arrivé ce dimanche à Tel-Aviv pour discuter du dossier du nucléaire iranien.

Cette visite qui doit durer deux jours intervient alors que l’administration américaine tente de revenir à un accord avec l’Iran sur le nucléaire, abandonné par l’ancien président Donald Trump, et auquel s’oppose Israël.

Rencontre avec Netanyahou

Lloyd Austin a été accueilli par son homologue israélien Benny Gantz au ministère de la Défense israélien à Tel-Aviv, peu de temps après avoir atterri. Le secrétaire américain doit aussi rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahou, visiter la base aérienne de Nevatim (sud), le mémorial de la Shoah, Yad Vashem, ainsi qu’un site dédié aux soldats tombés au combat.

La visite du haut responsable américain se déroule en parallèle de discussions à Vienne entre l’Iran et les autres Etats parties à l’accord de 2015 (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) sur la façon de réintégrer les Etats-Unis au sein de ce pacte conclu dans la capitale autrichienne.

Rupture avec la politique de Trump

L’accord de Vienne est moribond depuis le retrait américain en 2018, sous la présidence de Donald Trump, qui a rétabli une avalanche de sanctions économiques et financières contre Téhéran. En riposte, l’Iran a commencé à s’affranchir de ses engagements à partir de mai 2019, accélérant le rythme ces derniers mois. Joe Biden a déclaré qu’il était prêt à réintégrer l’accord, donc à lever les sanctions après négociations.

De son côté, Téhéran dit être prêt à revenir à l’application pleine et entière du texte, à condition que les Etats-Unis lèvent d’abord toutes les sanctions qu’ils ont réimposées ou instaurées contre Téhéran depuis 2018. L’Iran refuse toutefois de discuter directement avec les Etats-Unis à ce stade.

Une ferme opposition d’Israël

Israël est opposé à tout accord qui permettrait à l’Iran, son ennemi juré, de développer des armes nucléaires. « Un accord avec l’Iran qui ouvrirait la voie aux armes nucléaires (…) ne serait d’aucune façon contraignant pour nous », a affirmé mercredi Benjamin Netanyahou.

Israël accuse la République islamique d’Iran de chercher à développer des armes nucléaires, ce que Téhéran a toujours nié. M. Austin se rendra également en Allemagne, au Royaume-Uni et en Belgique lors de sa tournée, selon le Pentagone.