Indonésie et Timor oriental : Le bilan monte à 157 morts dans des inondations et glissements de terrain

CATASTROPHE NATURELLE Le bilan n’est que provisoire. Selon les autorités indonésiennes, 70 personnes sont toujours portées disparues

20 Minutes avec AFP

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Inondations dans le district d'East Flores en Indonésie, le 4 avril 2021.
Inondations dans le district d'East Flores en Indonésie, le 4 avril 2021. — Ola Adonara/AP/SIPA

Le bilan humain des inondations et des glissements de terrain en Indonésie et au Timor oriental s'alourdit encore. Les responsables locaux des deux pays évoquent désormais ce mardi au moins 157 morts, contre 70 dans un premier bilan, et des dizaines d’autres sont toujours portées disparues.

Le centre indonésien de gestion des catastrophes a fait état de 130 morts dans plusieurs îles proches du Timor oriental, où 27 décès ont aussi été recensés. Le précédent bilan pour les deux pays était de 113 morts. En Indonésie, les sauveteurs luttaient pour tenter de retrouver plus de 70 personnes portées disparues, utilisant parfois des pelleteuses pour retirer les débris accumulés lors du passage du cyclone.

Un amoncellement de débris qui rendent les recherches difficiles

Des inondations et crues soudaines provoquées par des pluies torrentielles ont semé le chaos sur les îles situées entre Florès, en Indonésie, et le Timor oriental, poussant plus de 10.000 personnes à rechercher un abri dans des centres d’accueil. Ce déluge a fait déborder des réservoirs d’eau et inondé des milliers de maisons.

Dans l'est de l'île indonésienne de Florès, de nombreux maisons, routes et ponts étaient recouverts de boue, ce qui compliquait la tâche des sauveteurs tentant d'atteindre les zones les plus touchées. «La boue et la météo constituent un gros défi, de même que les débris qui s'amoncellent et rendent les recherches difficiles», a déclaré Raditya Djati, porte-parole de l'agence indonésienne de gestion des catastrophes.

A Lembata, une île située à mi-distance entre Florès et Timor, les accès routiers ont été coupés, ce qui a obligé les autorités à déployer des machines de chantier pour rouvrir les routes.Certains villages situés sur des hauteurs ont en partie été emportés vers le littoral dans des glissements de terrain.

Les glissements de terrain et les crues subites sont courants dans l’archipel indonésien, notamment à la saison des pluies. Mais les défenseurs de l’environnement soulignent que la déforestation favorise ces catastrophes. En janvier, 40 Indonésiens avaient ainsi trouvé la mort lors d’inondations qui ont touché la ville de Sumedang, dans l’ouest de Java. L’agence nationale de gestion des catastrophes estime que 125 millions d’Indonésiens, soit environ la moitié de la population de l’archipel, vivent dans des régions à risque de glissements de terrain.