Covid-19 : Le Brésil approuve l’utilisation en urgence du vaccin Janssen

PANDEMIE Ce vaccin à dose unique pourra désormais être utilisé sur les personnes vulnérables, alors que 317.000 citoyens sont morts du Covid-19

20 minutes avec agences

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Une infirmière prépare un vaccin au Brésil.
Une infirmière prépare un vaccin au Brésil. — AFP

Confronté à une explosion de cas de Covid-19, le Brésil a approuvé mercredi l’utilisation en urgence du vaccin anticovid Janssen, développé par le laboratoire américain Johnson & Johnson. L’autorité sanitaire régulatrice Anvisa a annoncé que ce vaccin à dose unique, le 4e autorisé dans le pays, serait injecté aux groupes prioritaires au Brésil (personnes âgées, à comorbidités, populations indigènes etc).

Le gouvernement avait déjà annoncé à la mi-mars la commande de 38 millions de doses du vaccin Janssen pour accélérer sa campagne de vaccination encore trop lente. Mais ces vaccins ne sont censés arriver qu’entre août et novembre. Il avait également commandé 100 millions de doses de vaccin de Pfizer-BioNTech, dont la livraison est prévue entre avril et mai, selon le ministère de la Santé.

Des autorisations différentes

Au Brésil, seuls 2,3 % des 212 millions habitants ont reçu deux doses de vaccin depuis le lancement de la campagne de vaccination mi-janvier. Le pays est le deuxième plus endeuillé par la pandémie, avec plus de 317.000 morts du coronavirus en un peu plus d’un an.

Selon les règles de l’Anvisa, l’autorisation d’urgence ne porte que sur l’immunisation de certains groupes définis comme prioritaires. L’autorisation définitive, elle, permet l’utilisation du vaccin pour l’ensemble de la population, et la commercialisation des doses.

Un président décrié

L’autorisation définitive a été attribuée dès le début de la campagne au vaccin AstraZeneca et un peu plus tard au vaccin Pfizer. Développé par le laboratoire chinois Sinovac, le vaccin CoronaVac a également reçu une autorisation d’urgence.

Le retard dans cette campagne est dû pour beaucoup à la posture antivaccin du président Bolsonaro qui a longtemps minimisé la « petite grippe » du Covid-19 et critiqué le vaccin « chinois », tout en assurant qu’il ne se ferait pas vacciner. Sous la pression du Parlement, il a changé de position récemment. Mais le Brésil paie aujourd’hui des mois de retard dans ses discussions avec les grands laboratoires pharmaceutiques.