Diplomatie : Vaccins, Navalny et Libye au menu des discussions entre Poutine, Merkel et Macron

DIALOGUE Lors d’une visioconférence, les trois dirigeants ont également parlé de l’Ukraine, de la Biélorussie et de l’Iran

20 Minutes avec AFP

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Angela Merkel, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, à Paris le 10 décembre 2019 (illustration).
Angela Merkel, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, à Paris le 10 décembre 2019 (illustration). — Jacques Witt

Vladimir Poutine, Angela Merkel et Emmanuel Macron ont parlé des sujets qui fâchent. Les trois dirigeants ont échangé mardi sur la coopération sur les vaccins contre le Covid-19, dont le russe Spoutnik V, sur la situation de l’opposant russe Alexeï Navalny et sur la Libye, ont annoncé l’Elysée et le Kremlin. Le dossier ukrainien n’a pas non plus été oublié, tout comme la Biélorussie ou encore l'Iran.

Lors d’une visioconférence, ils ont notamment évoqué une possible coopération en matière de vaccin, en fonction de l’état d’avancement de l’examen du vaccin Spoutnik V par l’Agence européenne du médicament, a indiqué la présidence française. Pour sa part, le Kremlin a précisé qu’ont été abordées « les possibles livraisons et la production commune » du Spoutnik V dans les pays de l’Union européenne.

Angela Merkel et Emmanuel Macron ont également attiré, selon Paris, « l’attention du président Poutine sur la situation d’Alexeï Navalny et la nécessité que ses droits soient respectés, conformément à la Convention Européenne des Droits de l’homme, et que sa santé soit préservée ». Pour sa part, la présidence russe a indiqué, sans donner plus de détails, avoir fourni « des éclaircissements sur les circonstances objectives » de l’affaire.

La question du cessez-le-feu en Ukraine

Selon l’Elysée, les dirigeants ont aussi de nouveau demandé que « la Russie s’engage de façon déterminée pour stabiliser le cessez-le-feu en Ukraine » et réclamé un « dialogue inclusif » en Biélorussie. Le Kremlin a lui exprimé « sa sérieuse inquiétude face à l’escalade de la confrontation armée provoquée par l’Ukraine », alors que des heurts meurtriers se sont multipliés depuis janvier.

Sur la Libye, les dirigeants français et allemands ont souhaité qu’avec la Russie ils « pèsent de tout leur poids pour favoriser le processus de transition », a indiqué l’Elysée. Ils ont aussi appelé à la poursuite de l’aide transfrontalière à la population syrienne. Enfin, selon Paris, ils sont convenus de « coordonner leurs efforts afin que le dialogue s’engage et que l’Iran revienne au plus vite au respect de ses obligations » en matière nucléaire.