UE : Rencontre entre Matteo Salvini, Viktor Orban Mateusz Morawiecki pour une nouvelle alliance d’extrême droite

EUROPE Les trois responsables devraient signer une déclaration commune et discuter de la coopération en matière de migration, de santé, d’éducation, de politique étrangère et de valeurs familiales

20 Minutes avec AFP

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Le chef de la Ligue, parti d’extrême droite italien, Matteo Salvini.
Le chef de la Ligue, parti d’extrême droite italien, Matteo Salvini. — Alessandro Serrano'/AGF/SIPA

Dans une nouvelle tentative de renforcer les liens entre les partis d’extrême droite en Europe, l’Italien Matteo Salvini, le chef de la Ligue, a annoncé, ce mardi, qu’il rencontrerait les dirigeants de la Hongrie et de la Pologne.

Les entretiens avec les Premiers ministres hongrois Viktor Orban et polonais Mateusz Morawiecki devraient avoir lieu jeudi à Budapest, a déclaré le bureau de Matteo Salvini dans un communiqué. « La création d’une charte commune de valeurs, de liberté, de droits, de principes, d’objectifs futurs (…) sera le sujet de la rencontre avec les Premiers ministres hongrois et polonais », a pour sa part affirmé Matteo Salvini.

Les trois responsables devraient signer une déclaration commune et également discuter de la coopération en matière de migration, de santé, d’éducation, de politique étrangère et de valeurs familiales, a précisé l’homme politique italien. Les tentatives passées – y compris de Matteo Salvini – d’unir l’ensemble disparate des partis d’extrême droite, eurosceptiques et nationalistes des pays de l’Union européenne sous un seul parapluie politique ont échoué.

Deuxième force du Parlement européen en cas de victoire

Le chef de la Ligue a noté que si les deux groupes d’extrême droite qui existent actuellement au Parlement européen fusionnaient, ils deviendraient le deuxième groupe le plus important de l’assemblée et gagneraient énormément en influence.

Le camp de l’extrême droite est divisé même en Italie, puisque la Ligue de Matteo Salvini a rejoint le mois dernier le gouvernement d’unité nationale dirigé par l’ancien président de la Banque centrale européenne Mario Draghi. Les Frères d’Italie (FDI) de Giorgia Meloni, un parti qui puise ses racines dans le néofascisme, est en revanche resté dans l’opposition. Il siège aussi dans un groupe du Parlement européen (Conservateurs et réformistes, CRE) différent de celui de la Ligue (Identité et démocratie, ID).