Coronavirus : Des dirigeants du monde, dont Emmanuel Macron, proposent un traité sur les pandémies

COOPERATION Dans une tribune, les signataires constatent qu'« aucun gouvernement, ni aucun organisme multilatéral ne peut, seul, faire face à » la menace d’autres pandémies

20 Minutes avec AFP
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Le président du Conseil européen, Charles Michel, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français Emmanuel Macron, à Bruxelles le 10 décembre 2020.
Le président du Conseil européen, Charles Michel, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français Emmanuel Macron, à Bruxelles le 10 décembre 2020. — CHINE NOUVELLE

Si pour l’instant l’objectif est d’en finir avec la crise du coronavirus, le vœu affiché d’une partie des dirigeants du monde est de ne pas revivre à l’avenir un scenario similaire. Pour cela, les responsables d’une vingtaine de pays, le président du Conseil européen et le patron de l’ OMS ont appelé ce mardi à élaborer un « traité international sur les pandémies » pour affronter les futures crises sanitaires.

Leur proposition est présentée dans une tribune signée par les dirigeants de pays répartis sur les cinq continents, dont le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre britannique Boris Johnson, ou encore les présidents sud-coréen Moon Jae-in, sud-africain Cyril Ramaphosa, indonésien Joko Widodo et chilien Sebastián Pinera.

La pandémie « tire parti de nos faiblesses et de nos divisions »

Alors que le Covid-19 « tire parti de nos faiblesses et de nos divisions », « un tel engagement collectif renouvelé serait une étape importante pour consolider la préparation aux pandémies », selon cette tribune publiée lundi soir dans Le Monde, et qui devait l’être dans de nombreux quotidiens étrangers ce mardi. « Il y aura d’autres pandémies […]. Aucun gouvernement, ni aucun organisme multilatéral ne peut, seul, faire face à cette menace », insiste la tribune.

Egalement signataires, le président du Conseil européen Charles Michel et le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, présenteront ce mardi ce projet de traité. Il pourrait se fonder sur le « règlement sanitaire international », un instrument juridique adopté en 2005. Un traité « devrait conduire à une plus grande responsabilisation mutuelle et à un partage des responsabilités » et « favoriser la transparence et la coopération au sein du système international », ajoute le texte, appelant à travailler avec la société civile et le secteur privé.

Renforcer « la résilience » face aux pandémies suppose de « consolider fortement la coopération internationale pour améliorer, par exemple, les systèmes d’alerte, la mise en commun des informations, la recherche, ainsi que la production et la distribution » des vaccins, médicaments, produits de diagnostic et équipements de protection, poursuit la tribune. A cet égard, « nous nous engageons à garantir un accès universel et équitable à des vaccins, à des médicaments et à des produits de diagnostic sûrs, efficaces et abordables pour cette pandémie et celles qui suivront. La vaccination est un bien public mondial », affirment les 25 dirigeants signataires.

Charles Michel avait proposé un tel traité international en décembre lors de l’Assemblée générale de l’ONU. Les Etats membres de l’UE en décembre, puis les pays du G7 en février, avaient aussi endossé l’idée d’un possible traité pour renforcer la coopération sanitaire internationale. Les dirigeants de membres clés du G20 (Etats-Unis, Russie, Chine, Japon, Inde et Brésil) ne figurent toutefois pas parmi les signataires de la tribune.