Etats-Unis : Une galerie d’œuvres numériques « NFT » vient d’ouvrir à New York

DÉMATÉRIALISATION Chaque œuvre étant, par nature, dématérialisée, elle est présentée sur écran géant ou par projection, dans un espace situé à deux pas de Union Square, dans le bas de Manhattan

20 Minutes avec agences

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Une personne regardant une œuvre dématérialisée dans le nouveau musée new-yorkais dédié aux productions « NFT ».
Une personne regardant une œuvre dématérialisée dans le nouveau musée new-yorkais dédié aux productions « NFT ». — John Angelillo/UPI/Shutterstock/SIPA

Une galerie entièrement dédiée à des œuvres numériques dites « NFT » s’est ouverte à New York, se présentant comme le premier espace physique d’exposition au monde consacré à cette technologie qui attire de plus en plus de collectionneurs. Dès le lendemain de l’ouverture de cette galerie new-yorkaise, ce jeudi, une exposition dédiée au « NFT » a débuté à Shanghai.

Chaque œuvre étant, par nature, dématérialisée, elle est présentée sur écran géant ou par projection, dans un espace situé à deux pas de Union Square, dans le bas de Manhattan. Les productions de cinq artistes seront exposées chaque jour, avec une rotation quotidienne durant soixante jours pour un total de 300 créateurs différents, d’ici au 25 mai.

Les « NFT » attirent les investissements

Le « NFT », jeton non fongible ou « non-fungible token » en anglais, permet d’associer un certificat d’authenticité à tout objet virtuel, qu’il s’agisse d’une image, photo, animation, vidéo, morceau de musique ou d’un article de presse. Ce certificat est théoriquement inviolable et ne peut pas être dupliqué. Il est conçu grâce à la technologie dite de la « blockchain », qui sert de base aux cryptomonnaies comme le bitcoin.

La popularisation du « NFT » ces six derniers mois a transformé le marché de la collection numérique, au point d’attirer des milliards de dollars d’investissement. Chaque œuvre présentée dans la galerie sera ensuite mise aux enchères, a expliqué le cofondateur et directeur des galeries Superchief, qui présentent des œuvres numériques depuis 2016.

Un certificat infalsifiable

Environ 70 % des artistes qui seront présentées dans l’espace dédié ne sont pas, à l’origine, des créateurs numériques, notamment sculpteurs, peintres ou photographes, selon le directeur. « De plus en plus d’artistes suffisamment connus pour être exposés dans des musées s’y mettent. »

« C’est tellement nouveau que c’est encore difficile à saisir pour les gens », reconnaît le galeriste. « C’est technologique, donc il y a toujours un peu d’apprentissage, de pédagogie à faire […] Mais ça va très rapidement devenir tout à fait normal. »

L’art numérique existe depuis plusieurs décennies, mais l’arrivée du « NFT » a permis de rassurer les collectionneurs quant au risque de copie. Il est possible de dupliquer une œuvre numérique, mais le certificat « NFT » vendu avec est, lui, infalsifiable. Le 11 mars, une œuvre numérique de l’artiste américain Beeple, intitulée « Everydays : The First 5.000 Days », a été vendue 69,3 millions de dollars chez Christie’s.