Canal de Suez : Le propriétaire du navire espère un déblocage dès samedi soir

EMBOUTEILLAGE Le chef de l’Autorité égyptienne du canal a par ailleurs indiqué que les rafales de vent n’étaient pas l’unique cause de cet échouement

20 Minutes avec AFP
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Le navire Evergreen bloque toujours le canal de Suez.
Le navire Evergreen bloque toujours le canal de Suez. — SPUTNIK

Une vraie porte de sortie, ou un espoir vain ? Le propriétaire du porte-conteneurs Ever Given, bloqué depuis mardi en travers du canal de Suez, en Egypte, a dit vendredi espérer pouvoir débloquer son navire plus rapidement que prévu. « Nous sommes en train d’éliminer les sédiments, avec des outils de dragage supplémentaires », a déclaré Yukito Higaki, le président de la compagnie japonaise Shoei Kisen, rapporte la presse japonaise. Il a dit espérer un déblocage du pour « demain [samedi] soir ».

« Le navire ne prend pas l’eau. Il n’y a aucun problème avec ses gouvernails et ses hélices. Une fois qu’il aura été renfloué, il devrait pouvoir fonctionner », a ajouté le dirigeant. La société mandatée pour le « sauvetage » de l’Ever Given s’était auparavant montrée plus prudente, évoquant « des jours voire des semaines » pour assurer a reprise du trafic sur le canal, qui voit passer 10 % du commerce maritime international, selon des experts.

Plus de 200 navires bloqués

Depuis mercredi, l’Autorité égyptienne du canal de Suez (SCA) tente de dégager ce navire de plus de 220.000 tonnes et d’une longueur équivalente à quatre terrains de football. Une opération menée vendredi avec l’aide de remorqueurs a échoué, et deux remorqueurs supplémentaires doivent arriver d’ici à dimanche.

Le chef de l’Autorité égyptienne du canal de Suez a par ailleurs précisé samedi que les fortes rafales de vent n’étaient pas la principale raison de l’échouement du navire. « Les fortes rafales de vent et les facteurs météorologiques ne sont pas les seules raisons principales de l’échouement du navire, d’autres erreurs, humaines ou techniques, ont aussi pu entrer en jeu », a déclaré Osama Rabie lors d’une conférence de presse à Suez.

En attendant le déblocage, l’embouteillage monstre se poursuit : d’après la revue Lloyd’s List, plus de 200 navires étaient bloqués vendredi aux deux extrémités et dans la zone d’attente située au milieu du canal, entraînant d’importants retards dans les livraisons de pétrole et d’autres produits. Toujours selon Lloyd’s list, le porte-conteneurs coincé bloque chaque jour l’équivalent d’environ 9,6 milliards de dollars (8,1 milliards d’euros) de marchandises.