Etats-Unis : Un gouverneur averti par les autorités environnementales après avoir piégé et tué un loup

ANIMAUX Greg Gianforte n’avait pas reçu la formation en ligne nécessaire pour avoir le droit de tuer un loup

20 Minutes avec agences
— 
Un loup (illustration)
Un loup (illustration) — Maksim Blinov/SPUTNIK/SIPA

Le gouverneur de l’Etat américain du Montana a reçu un avertissement officiel des autorités environnementales locales pour avoir piégé et tué un loup, sans avoir reçu une formation en ligne préalable. C’est ce qu’a rapporté, mardi, une coalition de médias locaux.

Le républicain Greg Gianforte, nouvellement élu gouverneur de cet Etat rural du nord des Etats-Unis, a piégé et tué en février un loup noir adulte nommé « 1155 », à un peu plus de 15 km du célèbre parc national de Yellowstone, selon le Mountain West News Bureau. S’il est légal de piéger et tuer des loups dans le Montana, il faut pour cela posséder une licence et recevoir une formation de trois heures en ligne qui a pour but de donner « le contexte et les règles nécessaires (pour tuer un loup) de manière éthique, humaine, et légale », comme le souligne le manuel de la formation.

Deux projets de lois anti-loups

« Après avoir appris qu’il n’avait pas terminé (la formation), le gouverneur Gianforte a immédiatement rectifié l’erreur et s’est inscrit pour la certification au piège à loup », a réagi une porte-parole de l’élu auprès du Mountain West News Bureau. Greg Gianforte a été autorisé par les autorités environnementales à garder la carcasse et la peau du loup abattu.

En 2017, alors élu du Montana à la Chambre des représentants, il avait eu un différend avec un reporter du quotidien britannique The Guardian, et l’avait jeté à terre. L’élu avait été condamné à six mois de prison avec sursis et 40 heures de travaux d’intérêt public. En 2000, Greg Gianforte avait reçu une amende de 70 dollars pour avoir tué un wapiti qui ne possédait pas encore de bois.

Le parlement du Montana examine actuellement deux projets de lois anti-loups. Le premier permettrait de récompenser financièrement les trappeurs et chasseurs de loups après une prise, et le second enjoindrait aux autorités environnementales de l’Etat d’envisager de réduire la population des loups à un niveau « viable », pas inférieur à 150 animaux. Environ 6.000 loups sont disséminés à travers les Etats-Unis continentaux aujourd’hui. Près de 250.000 loups vivaient avant que les colons européens ne débarquent au 16e siècle, et mènent une véritable campagne d’extermination.