Royaume-Uni : Un policier maintenu en détention après le meurtre d’une Londonienne qui a choqué le pays

FAITS-DIVERS Inculpé vendredi pour l’enlèvement et le meurtre de Sarah Everard, Wayne Couzens, 48 ans, policier, a comparu par visioconférence durant une demi-heure environ devant la cour criminelle de l'Old Bailey, à Londres. Il reste pour l’instant en prison

20 Minutes avec AFP
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Meurtre de Sarah Everard: tensions au Royaume-Uni — 20 Minutes

Un policier britannique a été maintenu en détention mardi après sa comparution devant une cour londonienne pour l'enlèvement et le meurtre d'une Londonienne dont la mort a profondément choqué au Royaume-Uni.

Wayne Couzens, 48 ans, a comparu par visioconférence durant une demi-heure environ devant la cour criminelle de l'Old Bailey, à Londres, depuis la prison de haute sécurité de la capitale britannique où il est détenu.

Dans l’unité chargée de la protection des représentations diplomatiques

Agent de l'unité de la police de Londres chargée de la protection des représentations diplomatiques, il devra plaider coupable ou non le 9 juillet devant la même cour, avant son procès dont la date a été fixée provisoirement au 25 octobre. Il n'a pris la parole mardi que pour confirmer son identité et sa date de naissance.

La disparition au soir du 3 mars de Sarah Everard, une cadre âgée de 33 ans, alors qu'elle rentrait chez elle à pied après avoir rendu visite à des amis a suscité une immense émotion au Royaume-Uni et relancé le débat sur la sécurité des femmes dans l'espace public.

Son corps a été retrouvé une semaine plus tard dans un bois du Kent (Sud-Est). La cause de la mort n'a pas encore été communiquée. Wayne Couzens avait été inculpé vendredi pour enlèvement et meurtre.

La police londonienne sous le feu des critiques

Le gouvernement du Premier ministre Boris Johnson a annoncé lundi soir qu'il allait dégager des fonds supplémentaires pour améliorer l'éclairage des rues le soir et a promis des patrouilles de police renforcées.

La police londonienne est toutefois critiquée pour une intervention musclée samedi lors d'un hommage à Sarah Everard, interdit en raison de la pandémie, où des jeunes femmes ont été maîtrisées et menottées par des policiers.