Corée du Nord : La sœur de Kim Jong-un lance un avertissement aux Etats-Unis

MENACE Les Etats-Unis et la Corée du Sud procèdent actuellement à des manœuvres militaires conjointes dans la péninsule

20 Minutes avec AFP
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Kim Yo-jong est la petite soeur du leader nord-coréen, Kim Jong-un.
Kim Yo-jong est la petite soeur du leader nord-coréen, Kim Jong-un. — Jorge Silva/AP/SIPA

Si à Washington le pouvoir a changé de main, à Pyongyang rien ne bouge pas même la rhétorique vis-à-vis de l’étranger. L’influente sœur du leader nord-coréen Kim Jong-un s’en est prise aux Etats-Unis et à la Corée du Sud dans une déclaration publiée mardi par le quotidien officiel Rodong Sinmun.

Le moment est choisi : les nouveaux secrétaires américains à la Défense et aux Affaires étrangères entament une visite à Tokyo et Séoul. Surtout, les Etats-Unis et la Corée du Sud ont débuté des manœuvres militaires conjointes la semaine dernière. Kim Yo-jong offre donc « un conseil à la nouvelle administration américaine qui tente de répandre une odeur de poudre sur notre pays ».

« Si vous voulez dormir tranquille pendant les quatre ans à venir [durée d’un mandat présidentiel américain], vous feriez bien de ne rien entreprendre qui vous fasse perdre le sommeil », dit la sœur de Kim Jong-un, selon le Rodong Sinmun. Il s’agit là de la première référence explicite, sans toutefois le nommer, au nouveau président américain de la part de ce pays doté de l’arme nucléaire, plus de quatre mois après l’élection de Joe Biden à la succession de Donald Trump.

Quelque 28.500 militaires américains en Corée du Sud

La politique étrangère atypique de Donald Trump avait donné lieu à des échanges d’insultes et de menaces de guerre avec Kim Jong-un, suivies d’une extraordinaire lune de miel diplomatique marquée par des sommets entre les deux dirigeants. Ces relations n’avaient finalement pas conduit à des avancées vers une dénucléarisation de la Corée du Nord, soumise à de multiples sanctions internationales en raison de son programme nucléaire.

Quelque 28.500 militaires américains sont stationnés en Corée du Sud pour la protéger d’une éventuelle attaque. La Corée du Nord condamne les entraînements communs qu’elle qualifie de préparation d’invasion. Pour Kim Yo-jong, « le gouvernement sud-coréen a une fois encore choisi "la Marche de la guerre", "la Marche de crise" ».