Royaume-Uni : Le corps de la Londonienne disparue au début du mois retrouvé

ENQUETE Le corps de Sarah Everard, 33 ans, a été retrouvée dans un bois du Kent, dans le sud-est de l’Angleterre

20 Minutes avec AFP

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Des fleurs déposées en hommage à Sarah Everard à Poynders Road, dans le quartier de Clapham.
Des fleurs déposées en hommage à Sarah Everard à Poynders Road, dans le quartier de Clapham. — James Veysey/Shutterstock/SIPA

La police britannique a confirmé ce vendredi que le corps retrouvé dans l’enquête sur la disparition d’une Londonienne qui suscite une vive émotion au Royaume-Uni est bien celui de Sarah Everard, 33 ans. Dans cette affaire, un suspect, un policier d’une quarantaine d’années appartenant à une unité de la police de Londres chargée de protéger les représentations diplomatiques, a été arrêté mardi et se trouvait toujours en garde à vue vendredi, soupçonné de meurtre.

« Le corps a été retrouvé et une identification formelle effectuée. Je peux confirmer qu’il s’agit du corps de Sarah Everard », a annoncé le commissaire adjoint Nick Ephgrave, lors d’une brève déclaration devant Scotland Yard. La découverte avait été effectuée dans un bois du Kent (sud-est de l’Angleterre). Sarah Everard, 33 ans, avait rendu visite à des amis à Clapham, dans le sud de Londres, et rentrait chez elle à Brixton, à environ cinquante minutes de marche, lorsqu’elle a disparu, vers 21h30, le 3 mars.

Une émotion nationale

La disparition de Sarah et les recherches qui ont suivi ont choqué et ému de nombreuses femmes s’identifiant à la trentenaire. Dans un tweet jeudi, le Premier ministre britannique Boris Johnson s’est dit « choqué et attristé » par cette affaire : « Nous devons travailler rapidement pour trouver toutes les réponses à cet horrible crime. » Le policier accusé de meurtre a dû recevoir des soins à l’hôpital pour une blessure subie alors qu’il se trouvait seul dans sa cellule, a indiqué la police.

Il est également soupçonné de faits distincts d’exhibition sexuelle. Saisie, la police des polices (IOPC) a indiqué jeudi qu’elle examinerait si les forces de l’ordre avaient traité de manière « appropriée » ces faits, qui auraient eu lieu le 28 février, quelques jours avant la disparition de Sarah Everard, dans un fast-food londonien. Dans un communiqué de la police, la famille de Sarah a décrit une jeune femme « forte », « enjouée et belle », « gentille et attentionnée », et appelé le public à fournir toute information susceptible d’aider l’enquête.

Face à l’interdiction formulée par la police en raison des restrictions en vigueur contre le coronavirus, les organisateurs d’une manifestation en hommage à la jeune femme ont annoncé avoir saisi la justice dans l’espoir que celle-ci permette la tenue de l’événement prévu samedi. S’il « comprend totalement la force » de l’émotion suscitée par cette affaire, Boris Johnson a appelé la population à observer les règles face à la pandémie, a déclaré vendredi son porte-parole.