L'Australie traque les pyromanes

CATASTROPHE Les enquêteurs estiment que plusieurs incendies pourraient être criminels, tandis qu'un nouveau bilan fait état de 181 morts...

J.M. avec agence

— 

Soixante-cinq personnes ont péri dans les incendies de forêt qui ravagent le sud-est de l'Australie, un désastre national qualifié dimanche "d'enfer dans toute sa fureur" par le Premier ministre Kevin Rudd.
Soixante-cinq personnes ont péri dans les incendies de forêt qui ravagent le sud-est de l'Australie, un désastre national qualifié dimanche "d'enfer dans toute sa fureur" par le Premier ministre Kevin Rudd. — William West AFP

Les pompiers australiens luttaient toujours contre les flammes, ce mardi dans le sud-est du pays. Un dernier bilan fait état de 181 morts, alors que les autorités ont lancé une vaste enquête sur l'origine, vraisemblablement criminelle, de certains feux.

«C'est tout simplement un crime à grande échelle», a déclaré le Premier ministre Kevin Rudd devant le Parlement. Une équipe d'une centaine d'enquêteurs a donc été constituée pour traquer les pyromanes dans le cadre de l'opération «Phoenix».

Morgue temporaire

Deux suspects ont déjà été arrêtés lundi. Il s'agit d'un homme de 31 ans et d'un adolescent de 15 ans, soupçonnés d'avoir volontairement déclenché deux feux séparés. Tous deux ont été inculpés d'incendie volontaire.

Depuis le début des incendies, les plus meurtriers depuis le «Mercredi de cendres» de 1983 qui avait fait 75 morts, les feux ont ravagé quelque 3.000 km2 et des hameaux ont été entièrement rasés. Pour faire face à un afflux de corps sans précédent, la ville de Melbourne a dû aménager une morgue temporaire.

La France solidaire

Par ailleurs Nicolas sarkozy, dans une lettre adressée au premier ministre australien, a proposé l'aide de la France. «La France est bien entendu prête à apporter à l'Australie toute aide que votre pays pourrait juger utile de formuler. A ce titre, la proximité entre la Nouvelle-Calédonie et l'Australie pourrait très naturellement être mise à profit pour l'acheminement d'un tel appui», écrit le chef de l'Etat. Le président français fait part également de sa «plus profonde sympathie» et de tout son «soutien» aux familles des victimes les assurant de sa «solidarité et de celle du peuple français.»