Chine : Toujours emprisonnée, Zhang Zhan qui avait dénoncé les conditions sanitaires à Wuhan, continue son combat

EPIDEMIE Il y a un an, la « journaliste citoyenne » diffusait sur les réseaux les images de malades alités dans un couloir d’hôpital à Wuhan

20 Minutes avec AFP

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Zhang Zhan, emprisonnée en Chine pour avoir dénoncé les conditions sanitaires à Wuhan au début de la crise du Covid-19.
Zhang Zhan, emprisonnée en Chine pour avoir dénoncé les conditions sanitaires à Wuhan au début de la crise du Covid-19. — EPN/Newscom/SIPA

Un an après avoir dévoilé au monde un rare aperçu des conditions sanitaires dans la première ville touchée par le coronavirus, Zhang Zhan est toujours en prison et a entamé une grève de la faim. En mars dernier, cette « journaliste citoyenne » avait publié sur les réseaux sociaux des images de malades alités dans un couloir d’hôpital à Wuhan en Chine.

Les images de Zhang Zhan (prononcer : « Djangue Djanne ») montraient la panique qui s’était emparée de la ville de 11 millions d’habitants, avec ses hôpitaux dépassés par un virus inconnu. Dans une autre de ses vidéos diffusée sur les réseaux sociaux, on pouvait voir l’ancienne avocate tenir tête à un policier lui ordonnant de cesser de filmer. « J’ai le droit de surveiller ce que fait l’Etat », répondait-elle calmement à l’homme qui tentait de lui arracher son téléphone portable.

Symbole de la recherche de la vérité

En mai, Zhang Zhan, 37 ans, était arrêtée, puiscondamnée fin décembre à quatre ans de prison pour « provocation aux troubles à l’ordre public ». A l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, Zhang Zhan est « le symbole » de la recherche de la vérité sur ce qui s’est passé dans la métropole du centre de la Chine, placée en quarantaine le 23 janvier 2020, relève son avocat.

Une recherche à rebours du récit imposé par le régime communiste, à savoir une lutte héroïque contre le virus, culminant avec la quasi éradication de l’épidémie dans le pays le plus peuplé du monde.