Hong Kong : Pékin va contrôler quels candidats pourront se présenter aux élections législatives

LIBERTE POLITIQUE Aucun candidat ne pourra se présenter aux élections législatives à Hong Kong sans l’aval d’un comité électoral inféodé au régime communiste

20 Minutes avec AFP

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Le parlement chinois va mettre en place un comité éléctoral inféodé au régime communiste pour valider les candidature aux élections législatives de Hong Kong et ainsi écarter d'entrée les candidats de l'opposition pro-démocratie
Le parlement chinois va mettre en place un comité éléctoral inféodé au régime communiste pour valider les candidature aux élections législatives de Hong Kong et ainsi écarter d'entrée les candidats de l'opposition pro-démocratie — LEO RAMIREZ / AFP

Une sélection avant les urnes. Réuni à partir de ce vendredi pour sa session plénière annuelle, le parlement Chinois envisage une réforme électorale qui devrait sérieusement réduire la présence des candidats de l’opposition démocratique aux législatives de Hong Kong.

L’an dernier déjà, en réaction aux manifestations de 2019 contre l’exécutif local pro-Pékin, l’Assemblée nationale populaire (ANP) avait imposé dans son territoire autonome une loi sur la sécurité nationale qui y a radicalement entamé les libertés politiques.

Un comité électoral inféodé au régime communiste pour choisir les candidats

Cette fois, aux termes de la loi présentée à l’ANP, un comité électoral inféodé au régime communiste sera chargé d’examiner les candidatures au Conseil législatif (Legco), le parlement hongkongais. En résumé, aucun candidat ne pourra se présenter sans l’aval de cette instance.

Le comité électoral aura pour tâche « d’élire une grande partie des membres du Conseil législatif et de participer directement à la nomination de tous les candidats », a déclaré devant la presse Wang Chen, vice-président du Comité permanent de l’ANP.

Elections législatives prévues en septembre

Le Conseil législatif est actuellement composé de 70 députés dont la moitié sont élus démocratiquement et l’autre moitié par le comité électoral pro-Pékin. Ce dispositif a permis au pouvoir chinois de s’assurer des majorités favorables à Hong Kong depuis la rétrocession du territoire britannique à la Chine en 1997.

A l’approche des élections législatives hongkongaises prévues en principe en septembre, Pékin ​a déjà fait savoir qu’il entendait faire en sorte que seuls des « patriotes » puissent diriger la région autonome.