Espagne : Pedro Sanchez exprime sa « répulsion » face à la « conduite incivique » de l’ancien roi Juan Carlos

MONARCHIE L'ancien roi d'Espagne Juan Carlos a versé près de 4,4 millions d'euros au fisc afin de régulariser sa situation, a annoncé son avocat ce vendredi

20 Minutes avec AFP

— 

Pedro Sanchez, chef du gouvernement espagnol, et Juan Carlos, ancien roi d'Espagne.
Pedro Sanchez, chef du gouvernement espagnol, et Juan Carlos, ancien roi d'Espagne. — Emilio Naranjo/EFE/SIPA // DyD Fotografos/Unimedia I/SIPA

Juan Carlos continue de susciter de vives réactions chez lui. Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a exprimé ce vendredi sa « répulsion » à l’égard de la « conduite incivique » de l’ancien roi d’Espagne, après l’annonce du versement par ce dernier de près de 4,4 millions d’euros pour régler une ardoise fiscale. « Je vais manifester de manière catégorique le même sentiment que la majorité des Espagnols, qui est la répulsion […] face aux conduites inciviques que nous avons découvertes à travers les médias », a-t-il déclaré devant la presse au palais de la Moncloa.

« Ici, ce qui est en question, c’est le comportement d’une personne », a-t-il, en outre, tenu à souligner. « Ce n’est pas une institution, ni le palais royal ni la couronne, qui est en cause », a-t-il poursuivi. « Le roi actuel », Felipe VI, fils de Juan Carlos, « a marqué un avant et après en termes d’exemplarité, de transparence et de bon usage des deniers publics et a, en conséquence, tout mon soutien », a encore dit le Premier ministre socialiste.

Un versement de 4,4 millions d’euros au fisc

L’ancien roi d’Espagne Juan Carlos, en exil à Abu Dhabi et visé par plusieurs enquêtes judiciaires, a versé près de 4,4 millions d’euros au fisc afin de régulariser sa situation, a annoncé son avocat ce vendredi dans un communiqué.

Ce versement a pour but de régulariser les obligations fiscales découlant de vols en jet privé dont l’ancien monarque avait bénéficié et qui avaient été payés par une fondation basée au Liechtenstein appartenant à l’un de ses cousins éloignés.

C’est la deuxième fois que l’ancien souverain règle ainsi ses dettes avec l’administration fiscale. En décembre, il avait déjà versé près de 680.000 euros, une régularisation liée à une enquête anti-corruption portant sur l’utilisation par Juan Carlos de cartes de crédit liées à des comptes bancaires aux noms d’un entrepreneur mexicain et d’un officier de l’armée de l’air espagnole.