Arménie : Jean-Yves Le Drian appelle au « dialogue » pour préserver la « démocratie »

DIPLOMATIE Le Premier ministre arménien a dénoncé jeudi une tentative de coup d’Etat militaire et pris la tête d’une manifestation 

20 Minutes avec AFP

— 

Des manifestations à Yerevan en Arménie.
Des manifestations à Yerevan en Arménie. — Hayk Baghdasaryan/Photolure/ÒÀ/SIPA

Les appels au calme se multiplient. Vendredi, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a appelé les partisans du Premier ministre arménien Nikol Pachinian et de l’opposition au « dialogue » pour préserver la « démocratie » dans ce pays secoué par une crise politique après la défaite de l’Arménie face à l’Azerbaïdjan dans le conflit du Nagorny Karabakh.

« La France souhaite que le dialogue puisse s’instaurer dans ce pays en s’appuyant sur la légitimité du président (Armen Sarkissian) et du Premier ministre (…) Les éléments de la démocratie arménienne doivent tenir le coup », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune avec son homologue ukrainien Dmytro Kuleba.

Des « risques de violences »

« Les éléments de la démocratie arménienne doivent tenir le coup », a insisté le chef de la diplomatie française en s’inquiétant des « risques de violences » dans ce pays au regard des manifestations survenues jeudi. « Nous sommes très attachés à la démocratie arménienne, à la stabilité de ce pays qui a des ressorts démocratiques profonds », a martelé Jean-Yves Le Drian. Le Premier ministre, fragilisé depuis la défaite militaire de son pays face à l’Azerbaïdjan à l’automne 2020 dans le conflit du Nagorny Karabakh, a dénoncé jeudi une tentative de coup d’Etat après un communiqué de l’état-major ayant demandé la démission du gouvernement.

Il a pris la tête d’une marche de sympathisants de 20.000 personnes dans le centre de la capitale, Erevan, l’opposition réunissant de son côté au moins 10.000 personnes devant le Parlement. Plusieurs centaines de sympathisants de l’opposition campaient vendredi devant le parlement arménien pour exiger la démission de Nikol Pachinian.