Méditerranée : Quarante-et-une personnes portées disparues après le naufrage d’une embarcation

DRAME Un canot pneumatique avec 120 passagers à bord était parti de Libye le 18 février

20 Minutes avec agences

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Des migrants sur une embarcation en bois au nord de la Libye lors d'une opération de sauvetage de SOS Méditerranée et MSF le 29 août 2017.
Des migrants sur une embarcation en bois au nord de la Libye lors d'une opération de sauvetage de SOS Méditerranée et MSF le 29 août 2017. — Darko Bandic/AP/SIPA

Quarante et une personnes sont portées disparues à la suite d’un naufrage qui a eu lieu le week-end dernier en Méditerranée, ont indiqué ce mercredi deux agences onusiennes. Ces personnes faisaient partie d’environ 120 passagers d’un canot pneumatique qui a quitté la Libye le 18 février.

Le canot a commencé à prendre l’eau après « environ 15 heures » de navigation et huit personnes sont mortes avant qu’un navire marchand ne vienne les secourir, selon un communiqué de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ces dernières ont recueilli « des témoignages fiables sur le naufrage survenu le samedi 20 février en Méditerranée centrale ».

Déjà 160 morts cette année en Méditerranée

Les deux agences ont parlé avec certaines des 77 personnes secourues qui ont été emmenées dans le port sicilien d’Empedocle par un navire marchand, le Vos Triton. « Beaucoup d’autres personnes ont perdu la vie en mer » au cours d’une « opération de sauvetage difficile et délicate », durant laquelle un seul corps a été retrouvé, selon la même source. Trois enfants et quatre femmes, dont la mère d’un bébé qui se trouve actuellement sur l’île italienne de Lampedusa, figurent parmi les personnes disparues.

La Méditerranée centrale est connue comme l’une des routes migratoires les plus meurtrières du monde. Selon les deux agences des Nations unies, environ 160 personnes sont mortes cette année en tentant de rejoindre l’Europe depuis l’Afrique du Nord. « Le fait que les réfugiés et migrants poursuivent leurs tentatives désespérées de rejoindre l’Europe en passant par la Méditerranée centrale représente la preuve de la nécessité d’un effort international immédiat pour offrir à ces derniers une alternative valable », ont conclu l’OIM et le HCR.