Le sang coule à Madagascar

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La journée de samedi a marqué un tournant à Madagascar dans la crise qui oppose depuis mi-décembre le maire d'Antananarivo et le président Ravalomanana. La garde présidentielle a tiré sur des partisans d'Andry Rajoelina qui marchaient, à l'appel du maire déchu, sur le palais présidentiel. La fusillade a fait au moins 28 morts et 212 blessés.

Le maire a promis hier de continuer la « lutte » contre le pouvoir, tandis que des dizaines d'habitants de la capitale arpentaient les couloirs de l'hôpital universitaire à la recherche d'un proche parmi les cadavres ou les blessés. Ces violences risquent de compromettre un peu plus les efforts de la communauté internationale pour organiser une rencontre entre les deux hommes forts de Madagascar. Hier, la situation était toutefois calme et l'activité quasi normale dans la capitale.

Rajoelina s'est fait le porte-voix du ressentiment d'une partie de la population. En tout, une centaine de personnes ont été tuées dans les violences depuis le 26 janvier. ■