L'évêque Richard Williamson maintient ses propos négationnistes

POLEMIQUE Dans une interview parue en Allemagne, le religieux intégriste n'hésite pas à relancer la polémique sur la levée de son excommunication ordonnée par le pape Benoît XVI, que suscitent ses propos.

Avec agence

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L'évêque britannique Richard Williamson, qui maintient que les chambres à gaz n'ont pas existé et n'ont pas été utilisées pour exterminer  les Juifs pendant la Seconde guerre mondiale. Fin janvier 2009.
L'évêque britannique Richard Williamson, qui maintient que les chambres à gaz n'ont pas existé et n'ont pas été utilisées pour exterminer  les Juifs pendant la Seconde guerre mondiale. Fin janvier 2009. — REUTERS

Dans l'hebdomadaire Der Spiegel à paraître lundi, l'évêque britannique fait fi d'une injonction du Vatican lui ordonnant de clarifier ses positions et estime qu'il lui faut étudier d'abord les «preuves» historiques avant d'éventuellement retirer ses déclarations niant l'existence des chambres à gaz.

«Il s'agit de preuves historiques, pas d'émotions. Et si je trouve des preuves alors je rectifierai (les propos tenus). Mais cela va prendre du temps», affirme l'évêque dans l'entretien diffusé dans son intégralité dès samedi.

Au Spiegel il explique avoir «fait des recherches dans les années 1980» sur ce sujet et avoir été «pour cette raison convaincu de l'exactitude» des positions qu'il défend. «Je dois tout réexaminer encore une fois et voir les preuves», a-t-il dit. Et d'ajouter: «Toute ma vie, j'ai toujours cherché la vérité.»

Recherche du vrai

Pour avancer dans sa quête du vrai, Richard Williamson indique avoir commandé «un livre de Jean-Claude Pessac» sur la «technique» des chambres à gaz à Auschwitz. «Je vais le lire et l'étudier», assure-t-il.

Cette interview au Spiegel est la première accordée par l'évêque britannique de 67 ans depuis le décret du Vatican en sa faveur le 24 janvier. La levée de son excommunication a suscité un tollé dans de nombreux pays, en particulier dans les milieux catholiques d'Allemagne, et déclenché une crise qui a compromis les relations du Vatican avec le judaïsme et brouillé l'image du pape.

Deux jours avant le décret pontifical, Richard Williamson avait déclaré à une télévision suédoise: «Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration mais pas un seul dans les chambres à gaz.»

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