Coronavirus au Royaume-Uni : Quand Boris Johnson n'arrive pas à prononcer « tocilizumab »

OUPS Le Premier ministre britannique a dû s'y reprendre plusieurs fois pour prononcer le nom du médicament prescrit contre les formes sévères de Covid-19

20 Minutes avec agence

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Le Premier ministre britannique, Boris Johnson
Le Premier ministre britannique, Boris Johnson — Ian Forsyth/AP/SIPA

Ce pourrait être un nouvel exercice de prononciation dans les formations de comédiens. Dire distinctement « tocilizumab », le nom d’un nouveau médicament pour lutter contre les formes sévères du Covid-19, a été très compliqué pour Boris Johnson. Le Premier ministre britannique a dû s’y reprendre à plusieurs fois avant de prononcer correctement le nom du traitement, bien aidé par le Professeur Chris Whitty, aux côtés duquel, il donnait une conférence de presse ce 15 février, depuis Downing Street rapporte le HuffPost.

Cette conférence de presse était en direct. Boris Johnson ne s’est pas avoué vaincu et s’est accroché pour arriver à prononcer « tocilizumab », aussi bien que son voisin. Sur Twitter, cette séquence a été abondamment commentée. « Pas tout à fait sûr que le "Je suis juste un type normal comme toi, je ne sais pas non plus prononcer tocilizumab" soit la réponse que vous attendez de vos dirigeants en cas d’urgence nationale », a tweeté un internaute. Un autre réclamait « un gif de Boris Johnson essayant de prononcer "tocilizumab" ».

Un médicament prescrit pour les formes sévères

L’intervention du premier ministre visait à revenir sur la campagne de vaccination en cours et envisager un déconfinement, rappelle le HuffPost. L’évocation de ce médicament tient au fait que Matt Hancock, le ministre de la Santé britannique, a annoncé le 11 février que deux nouveaux médicaments dont le tocilizumab pouvaient être prescrits aux patients hospitalisés en soins intensifs.

Le même jour, des résultats encourageants d’un essai clinique Recovery ont été communiqués par l’université d’Oxford. Depuis le mois d’avril dernier, 2.022 personnes ont été traitées avec une injection intraveineuse de tocilizumab. Le risque de décès, de ventilation artificielle ainsi que la durée d’hospitalisation ont été réduits chez ces patients selon l’étude. La prescription de ce médicament pourrait maintenant être autorisée dans plusieurs états.