Coronavirus à Monaco : Le gouvernement princier durcit les conditions d'entrée des Français

REGLES Le gouvernement princier juge insuffisant l'assouplissement accordé samedi par le préfet des Alpes-Maritimes aux résidents monégasques souhaitant se rendre en France

Fabien Binacchi

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Un contrôle de police de la Sûreté publique de Monaco (Illustration)
Un contrôle de police de la Sûreté publique de Monaco (Illustration) — SYSPEO/SIPA

Des mesures prises « en stricte réciprocité des dispositions françaises ». Le gouvernement de Monaco va durcir, dès lundi, les conditions d’entrée des Français sur son territoire, en exigeant  un test PCR négatif de moins de 72 heures et une attestation de non-contagiosité au Covid-19.

Sont exemptés de ces mesures les travailleurs frontaliers, les scolaires et étudiants, ainsi que les résidents des Alpes-Maritimes venant pour moins de 24 heures.

Ces mesures s’appliquaient déjà aux ressortissants étrangers depuis début février, mais la France bénéficiait d’une « exemption » que Monaco a choisi de lever. Le gouvernement monégasque juge insuffisant l’assouplissement accordé samedi par le préfet des Alpes-Maritimes aux résidents monégasques souhaitant se rendre en France.

En « contradiction » avec la convention franco-monégasque

Limités depuis le 1er février à un rayon de 30 km autour de Monaco, ceux-ci sont désormais exemptés de présenter un test PCR négatif « pour des déplacements inférieurs à 24 heures dans les limites des Alpes-Maritimes ».

Monaco juge trop court ce délai et estime que cette décision est en « contradiction » avec la convention franco-monégasque qui garantit la libre circulation de part et d’autre. La principauté relève aussi que cette décision « pénalise les 9.000 ressortissants français résidant en Principauté qui n’ont qu’un accès limité à leur pays d’origine ».

Monaco aussi est soumis à un couvre-feu, mais les restaurants y sont ouverts le midi. Depuis fin décembre, leur accès est réservé aux résidents et salariés de la Principauté.