Etats-Unis : Joe Biden estime que Donald Trump ne devrait plus recevoir les briefings du renseignement américain

SECURITE « Quel impact a-t-il encore, au-delà du fait qu’il pourrait déraper et dire quelque chose ? », a estimé Joe Biden

20 Minutes avec AFP

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Biden estime que Trump ne devrait plus recevoir les briefings du renseignement américain
Biden estime que Trump ne devrait plus recevoir les briefings du renseignement américain — Alex Brandon/AP/SIPA

Le président démocrate craint le comportement « imprévisible » de son prédécesseur. Joe Biden a alors jugé que  Donald Trump ne devrait plus recevoir les informations confidentielles communiquées par les agences américaines de renseignement, comme c’est habituellement le cas pour les anciens présidents des Etats-Unis.

« Je pense qu’il n’a pas besoin de recevoir les briefings des renseignements. Quel sens cela a-t-il de lui donner un briefing des renseignements ? Quel impact a-t-il encore, au-delà du fait qu’il pourrait déraper et dire quelque chose ? », a déclaré le nouveau président démocrate lors d’une interview à la chaîne CBS.

Les violences au Capitole citées en exemple

Joe Biden a justifié sa position par « le comportement imprévisible » du milliardaire républicain, citant « l’insurrection » du 6 janvier. Les partisans de Donald Trump avaient alors envahi le Capitole à Washington, après avoir assisté à l’un de ses discours véhéments pour contester sa défaite lors du scrutin du 3 novembre. Les violences, intervenues au moment où le Congrès devait certifier la victoire de Joe Biden, ont causé cinq morts.

Les anciens présidents ont traditionnellement accès à ces notes du renseignement, mais certains critiques ont émis des craintes concernant Donald Trump, s’inquiétant qu’il ne puisse révéler des informations importantes pour la sécurité du pays.

Donald Trump sera jugé au Sénat à partir de mardi pour « incitation à l’insurrection », après avoir été mis en accusation en janvier par la Chambre des représentants, à majorité démocrate, dans le cadre d’une procédure de destitution. Il risque l’inéligibilité s’il est condamné par les sénateurs.