Allemagne : Le gouvernement salue le maintien des troupes américaines sur son sol

COOPERATION Les soldats américains sont présents sur le territoire allemand depuis la fin du IIIe Reich, passant cependant de 200.000 à 35.000 ces trente dernières années

20 Minutes avec AFP
— 
Des soldats de l'armée américaine à Grafenwoehr en Allemagne, le 12 mai 2017.
Des soldats de l'armée américaine à Grafenwoehr en Allemagne, le 12 mai 2017. — Christof STACHE / AFP

L’Allemagne s’est réjouie ce vendredi de l’annonce du nouveau président américain Joe Biden, qui a confirmé le maintien de bases américaines sur son sol et le gel du retrait des troupes, voulu par Donald Trump.

Cette décision, annoncée jeudi par le nouveau président américain dans son premier discours de politique étrangère, va « servir les intérêts des deux parties », a estimé lors d’une conférence de presse Steffen Seibert, porte-parole du gouvernement d’Angela Merkel. « Nous avons toujours été convaincus que les troupes américaines stationnées ici en Allemagne servent la sécurité européenne et transatlantique », a ajouté Steffen Seibert.

Près de 35.000 soldats toujours présents

Le 46e président des Etats-Unis a confirmé ce jeudi qu’il allait « stopper » le retrait partiel des troupes américaines d’Allemagne, au moins le temps d’un « réexamen global de la posture » des forces déployées à l’étranger confié au ministre de la Défense Lloyd Austin. Donald Trump avait annoncé en juin vouloir diminuer grandement, à 25.000 soldats, les forces américaines en Allemagne.

Cette décision avait suscité des remous au sein de la classe politique américaine ainsi qu’en Europe, où les alliés de Washington, Berlin en particulier, ont été malmenés pendant les quatre années de mandat du milliardaire new-yorkais.

Présents en Allemagne depuis la défaite du IIIe Reich, les soldats américains sont passés de quelque 200.000 en 1990 à 34.500 aujourd’hui. Parmi ces 34.500 soldats, Donald Trump voulait en rapatrier 6.400 aux Etats-Unis et en repositionner 5.600 dans d’autres pays de l’Otan, notamment en Italie et Belgique. Le commandement militaire américain en Europe (Eucom), actuellement basé à Stuttgart, était censé déménager à Mons, en Belgique.