Etats-Unis : Le « QAnon Shaman » qui avait participé aux émeutes du Capitole en veut à Donald Trump

REPENTI En prison, Jake Angeli a pris conscience que l’ancien président, qui a refusé de le gracier, « ne l’aime pas vraiment »

20 Minutes avec agence
Jake Angeli, le 6 janvier 2021, lors de l'invasion du Capitole, à Washington.
Jake Angeli, le 6 janvier 2021, lors de l'invasion du Capitole, à Washington. — Saul LOEB / AFP

Jake Angeli, l’un des partisans pro-Trump qui avait participé à l’invasion du Capitole le 6 janvier dernier, est actuellement incarcéré. Albert Watkins, son avocat, a récemment donné des nouvelles au site américain The Daily Beats. L’homme que l’on connaît sous le surnom de « QAnon Shaman » s’était fait remarquer lors des émeutes à Washington ( Etats-Unis) grâce à son impressionnant costume. Il avait fait irruption dans l’hémicycle du Sénat vêtu d’une peau de bête et coiffé de cornes de bison.

Il aurait perdu une dizaine de kilos

L’Américain d’une trentaine d’années avait été arrêté le 9 janvier dernier. Il a depuis été inculpé pour trouble à l’ordre public, obstruction et conduite inappropriée dans un bâtiment officiel. Selon Albert Watkins, Jake Angeli a perdu une dizaine de kilos depuis son arrestation le 9 janvier dernier. Il aurait refusé les repas qui lui étaient proposés en prison en raison ses croyances chamaniques. Un juge a finalement décidé que de la nourriture exclusivement organique lui serait fournie.

Mais pendant son jeûne, l’homme qui est aussi appelé Jacob Chansley aurait beaucoup réfléchi d’après son avocat. L’adepte des théories conspirationnistes d’extrême droite aurait ainsi « intégré le fait que l’ancien président ne l’aime pas vraiment ». L’émeutier présenté comme le « leader autoproclamé » de QAnon par l’accusation n’aurait pas digéré le refus de Donald Trump de le gracier avant son départ de la Maison-Blanche. Il aurait fait part de ses regrets à son avocat et serait même prêt à témoigner contre l’ancien chef d’Etat lors de son procès en destitution.

Toujours un fidèle de Trump

Jacob Chansley aurait pris conscience que le milliardaire américain se serait servi de lui pour sa « propagande ». Le trentenaire aurait par ailleurs admis avoir glissé une note aux propos menaçants dans le bureau l’ancien vice-président Mike Pence lors des événements du Capitole. L’homme n’aurait cependant pas encore « rejeté en bloc ses opinions passées » et réserverait « toujours une place dans son cœur » à Donald Trump. Albert Watkins assure que son client a « entamé un travail » et qu’il a « compris qu’il doit faire ce qui est bien pour son pays ».