Coronavirus : La transmission du virus réduite après une seule dose du vaccin d’AstraZeneca

PANDEMIE Le gouvernement britannique se félicite de cette nouvelle, alors qu’il a pris la décision de repousser l’administration de la deuxième dose de vaccin à douze semaines

20 Minutes avec AFP

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Coronavirus: En quoi le vaccin d'AstraZeneca est-il différent des autres? — 20 Minutes

La transmission du coronavirus est réduite de 67 % dès la première dose du vaccin d’AstraZeneca et de l’université d’Oxford, affirme une analyse des essais cliniques en cours de revue, qui conforte la stratégie vaccinale du gouvernement britannique.

Cette étude d’Oxford, qui doit encore être examinée par des pairs avant d’être publiée, indique que non seulement les personnes vaccinées sont protégées de la maladie mais sont moins à même de la transmettre à d’autres. Le chef du projet, Andrew Pollard, a expliqué à la BBC mercredi que ce vaccin pourrait avoir un « impact énorme » en termes de transmission tout en précisant que ces tests avaient été réalisés avant l’apparition des variants, or « ce virus essaie à tout prix de trouver des façons de continuer à se transmettre ».

Une décision critiquée en Europe

Contre les infections, l’étude montre une efficacité de 76 % après une première dose, qui se maintient pendant trois mois. L’efficacité grimpe à 82 % après une deuxième dose injectée trois mois plus tard. Ces éléments confortent la stratégie du gouvernement qui, pour vacciner plus largement, avait décidé de différer jusqu’à douze semaines la deuxième dose afin de toucher le plus de monde possible.

« Cela soutient de manière catégorique la stratégie que nous entreprenons », s’est félicité le ministre de la Santé Matt Hancock sur la BBC. « Cela montre au monde entier que le vaccin d’Oxford marche bien. »

La stratégie du gouvernement britannique, qui a approuvé des vaccins dès décembre et a décidé de repousser l’injection de la deuxième dose, a été critiquée, notamment par la France. Contrairement au Royaume-Uni, la France et l’Allemagne ne recommandent pas le vaccin AstraZeneca au-delà de 65 ans, même si l’agence européenne l’a approuvé pour tous les adultes.

« Beaucoup de risques »

Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, a estimé que les Britanniques « prennent dans cette campagne de vaccination (…) beaucoup de risques ». Avant son approbation par l’UE, le président Emmanuel Macron avait exprimé des doutes sur le vaccin AstraZeneca : « Aujourd’hui on pense qu’il est quasi inefficace pour les plus de 65 ans. »

Le gouvernement britannique, qui a administré une première dose à près de 10 millions de personnes, compte sur la vaccination pour permettre une sortie du strict confinement en vigueur au Royaume-Uni, lourdement frappé par le virus qui y a fait plus de 108.000 morts.

« Si ces vaccins réduisent la transmission dans la mesure indiquée, cela signifiera que l’assouplissement des restrictions sociales sera possible plus tôt que si nous devions attendre l’immunité collective » a commenté le Dr Gillies O’Bryan-Tear, ancienne présidente de la Faculté de médecine pharmaceutique. « Ce serait le Saint Graal du déploiement mondial des vaccins. »