Coronavirus : La Belgique interdit les voyages non essentiels à l'étranger à partir de mercredi

DEPLACEMENTS Cette décision vise à endiguer la propagation du coronavirus et des variants récemment apparus

20 Minutes avec AFP

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Des passants masqués à Antwerp en Belgique, le 6 août dernier.
Des passants masqués à Antwerp en Belgique, le 6 août dernier. — FRANÇOIS WALSCHAERTS / AFP

A compter de mercredi et jusqu’au 1er mars, la Belgique a décidé d’interdire à sa population les voyages non essentiels hors des frontières, a déclaré une source gouvernementale, confirmant des informations des médias belges, ce vendredi.

Cette décision vise à endiguer la propagation du coronavirus et des variants récemment apparus. Sont interdits « les voyages de loisirs ou d’agrément, il y aura des contrôles aux frontières avec des amendes », a précisé à la chaîne de télévision RTBF un autre dirigeant, Elio Di Rupo, le président de la région wallonne. Les travailleurs frontaliers ne sont pas concernés.

Le variant britannique inquiète

Depuis le début de l’après-midi, une réunion se déroulait autour du Premier ministre Alexander De Croo, associant les chefs des exécutifs régionaux, pour évaluer la situation épidémiologique du pays et envisager de nouvelles mesures. Alexander De Croo devait s’exprimer en conférence de presse à l’issue de la réunion.

La Belgique, qui compte 11,5 millions d’habitants, est un des Etats européens les plus durement frappés par la pandémie. La mort de plus de 20.000 personnes liée au coronavirus y a déjà été recensée. Si ce pays juge avoir mieux contenu la deuxième vague (environ 2.000 nouveaux cas par jour actuellement) que certains de ses voisins, Allemagne et Pays-Bas notamment, la contagiosité du variant britannique du virus suscite de fortes inquiétudes. Ce dernier a déjà provoqué des dizaines de contaminations dans des maisons de retraite et contraint à fermer provisoirement plusieurs écoles.

Le pays partiellement confiné

« Il faut bien comprendre qu’on est dans une situation totalement exceptionnelle », avait dit jeudi la cheffe de la diplomatie belge Sophie Wilmès. Elle expliquait ainsi l’appel lancé par la Belgique à ses partenaires de l’UE à interdire les déplacements non essentiels à l’étranger (y compris à l’intérieur de l’espace de libre circulation Schengen).

Depuis presque trois mois, pour endiguer la deuxième vague de la pandémie, la Belgique est partiellement confinée, avec les écoles ouvertes mais de multiples secteurs d’activité fermés (cafés, restaurants, salles de spectacles, de sport, salons de coiffure, etc.).