Investiture de Joe Biden : Donald Trump a laissé une lettre pour son successeur

PRESIDENTIELLE Donald Trump, qui a refusé d’accepter sa défaite pendant plus de deux mois, n’a jamais félicité Joe Biden pour sa victoire

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump a quitté la Maison Blanche ce mercredi.
Donald Trump a quitté la Maison Blanche ce mercredi. — Alex Brandon/AP/SIPA

Avant de quitter la Maison Blanche, le président américain Donald Trump a laissé une lettre à son successeur Joe Biden, a indiqué Judd Deere, porte-parole de l’exécutif, quelques minutes après son départ, ce mercredi.

Donald Trump, qui a refusé d’accepter sa défaite pendant plus de deux mois, n’a jamais félicité Joe Biden pour sa victoire.

« Nous ne sommes que des occupants temporaires de ce poste »

Le courrier laissé dans le Bureau ovale pour son successeur est une tradition américaine. « Nous ne sommes que des occupants temporaires de ce poste », lui avait écrit Barack Obama il y a quatre ans.

« Cela fait de nous des gardiens des institutions et des traditions démocratiques telles que l’Etat de droit, la séparation des pouvoirs, la protection des droits civiques pour lesquelles nos ancêtres se sont battus », avait-il ajouté. « Bonne chance », avait-il conclu, se disant prêt à aider « de quelque manière que ce soit ».

Des lettres qui ont marqué les esprits

Parmi toutes ces lettres de président à président, celle laissée, le 20 janvier 1993, par le républicain George H.W. Bush à son successeur démocrate Bill Clinton, a marqué les esprits, par sa dignité, sa classe.

Evoquant son « sentiment d’émerveillement et de respect » au moment où il était entré dans le prestigieux Bureau ovale quatre ans plus tôt, il ajoutait « Il y aura des moments très durs (…) Mais ne laissez pas les critiques vous décourager ou vous faire changer de trajectoire ». « Vous serez NOTRE président quand vous lirez ces lignes », y ajoutait le 41e président des Etats-Unis. « Je vous soutiens totalement. Bonne chance », ajoutait-il à l’attention de son ex-adversaire qui venait de le priver d’un second mandat.