Etats-Unis : Avant de quitter le pouvoir, Donald Trump gracie son ancien conseiller Steve Bannon

EXTREME DROITE Mentor du début de mandat de Donald Trump, Steve Bannon est un des leaders de l’extrême droite américaine

20 Minutes avec AFP

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Steve Bannon avec Donald Trump, en 2017. (archives)
Steve Bannon avec Donald Trump, en 2017. (archives) — Evan Vucci/AP/SIPA

Le président américain sortant Donald Trump a gracié 73 personnes, dont son ancien conseiller Steve Bannon, a annoncé ce mercredi la Maison-Blanche, peu avant la fin de ses fonctions. Ni Donald Trump lui-même, ni ses enfants ne figurent sur la liste des personnes bénéficiant d’une grâce.

Steve Bannon, 66 ans, avait été l’un des artisans de la campagne présidentielle victorieuse de Donald Trump en 2016 avant d’être poussé vers la sortie par le milliardaire républicain. Il a obtenu la clémence du président alors qu’il était accusé d’avoir détourné des fonds prétendument destinés à la construction d’un mur à la frontière Etats-Unis-Mexique.

Un décision prise à la dernière minute

« Steve Bannon a été un leader important du mouvement conservateur et il est connu pour son expertise politique », ajoute le communiqué de la Maison-Blanche. Cette grâce avait été annoncée auparavant par plusieurs médias américains. Selon le New York Times, Donald Trump a pris la décision de gracier son ancien conseiller à la dernière minute après s’être entretenu au téléphone avec lui. La grâce présidentielle annulerait les charges portées contre Steve Bannon s’il était condamné, selon le journal.

Sur la liste des autres personnes graciées figure son ancien collecteur de fonds Elliott Broidy, poursuivi pour une campagne de lobbying illégale, ainsi que le rappeur américain Lil Wayne qui avait plaidé coupable le mois dernier de possession d’une arme à feu, délit pour lequel il risquait jusqu’à dix ans de prison.

Ces derniers mois, Donald Trump, qui doit s’envoler mercredi matin pour la Floride, a déjà utilisé ce pouvoir présidentiel et a exonéré des collaborateurs et des proches. Certains avaient été condamnés dans le cadre de l’enquête sur une possible collusion entre la Russie et son équipe de campagne en 2016.