Coronavirus : L’Allemagne durcit et prolonge ses restrictions jusqu’à mi-février

EPIDEMIE Le masque médical sera notamment obligatoire dans les transports et les magasins

20 Minutes avec AFP

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Coronavirus: L'Allemagne durcit et prolonge ses restrictions jusqu'à mi-février (Illustration)
Coronavirus: L'Allemagne durcit et prolonge ses restrictions jusqu'à mi-février (Illustration) — KRICK JENS/ACTION PRESS/SIPA

L’Allemagne va durcir ses mesures contre le coronavirus, en rendant notamment obligatoire le masque médical dans les transports et les magasins, et en prolongeant les restrictions jusqu’au 14 février, a annoncé mardi Angela Merkel.

Toutes les restrictions déjà en place, comme la fermeture des écoles, bars, restaurants et lieux culturels, « s’appliqueront jusqu’au 14 février 2021 », a annoncé la chancelière après presque huit heures de négociations avec les dirigeants régionaux. Cette réunion, prévue pour la semaine prochaine, avait été avancée en raison des craintes liées aux mutations du Covid-19. « Les restrictions sévères que les gens respectent commencent à porter leurs fruits », a salué la chancelière. Mais « nous devons agir maintenant » contre les variants, en particulier britannique, a prévenu Angela Merkel.

Masques FFP2 dans les transports

Les masques médicaux, FFP2 ou chirurgicaux, seront ainsi désormais obligatoires dans les commerces, métros, bus, train et tramways. La Bavière a déjà imposé depuis lundi le port de masques FFP2 dans les transports.

Outre le masque médical obligatoire, de nouvelles mesures ont été décidées comme l’obligation pour les employeurs de privilégier le télétravail jusqu’au 15 mars au moins et l’obligation de porter des masques médicaux, fournis par l’employeur, quand la présence sur le lieu de travail est indispensable.

Un grand nombre d’Allemands continuent en effet de se rendre sur leur lieu de travail, bien plus, selon le gouvernement, que lors de la première vague épidémique. L’objectif est de réduire le nombre d’utilisateurs des transports en commun à un tiers du niveau habituel, selon le document de la chancellerie qui a servi de base de négociation.

Angela Merkel en colère

L’idée d’imposer un couvre-feu nocturne a par contre été repoussée.

Une large part de la négociation a porté sur les écoles et crèches, fermées depuis mi-décembre. Angela Merkel militait pour une prolongation généralisée des fermetures jusqu’à mi-février. Mais la chancelière, décrite comme étant « en colère » par plusieurs participants, s’est heurtée à l’opposition de dirigeants régionaux qui plaidaient pour plus de souplesse.

Un échange acerbe a ainsi opposé la ministre-présidente sociale-démocrate du Mecklembourg-Poméranie (nord), Manuela Schwesig, à Angela Merkel, selon les médias allemands. La première a reproché à la seconde un supposé manque d’empathie envers les élèves et employeurs. « Je ne me laisserai pas accuser de tourmenter les enfants ou de ne pas respecter les droits des travailleurs », a répliqué la chancelière.

Après plusieurs interruptions et conciliabules téléphoniques, les participants ont finalement décidé de prolonger la fermeture des établissements jusqu’à mi-février.

Les rassemblements privés restent aussi très limités, avec la possibilité de n’inviter qu’une personne issue d’un autre foyer.