Lors de l'émeute au Capitole, le 6 janvier 2021.
Lors de l'émeute au Capitole, le 6 janvier 2021. — SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP

ENQUETE

Violences à Washington : Pas de preuves d’un projet d’assassinat d’élus lors de l’émeute du Capitole

Après avoir d’abord annoncé l’inverse au sujet des violences à Washington, le ministère de la Justice s’est ravisé

Les enquêteurs du ministère américain de la Justice n’ont jusqu’ici trouvé aucune preuve que les émeutiers ayant attaqué le Capitole la semaine dernière aient eu pour projet de capturer et assassiner des élus.

Lors d’une audience vendredi devant un tribunal de l’Arizona, relative à la détention d’un des émeutiers, Jacob Chansley, un conspirationniste QAnon, les procureurs fédéraux sont revenus sur leurs précédentes accusations selon lesquelles des partisans du président Donald Trump projetaient de « capturer et assassiner des élus » lors de l’attaque du 6 janvier à Washington.

« Pas de preuve directe »

Lors d’une précédente déposition devant le tribunal, les procureurs avaient invoqué ce projet d’assassinat pour réclamer le maintien en détention de Jacob Chansley, 33 ans, devenu célèbre dans le monde entier après avoir été photographié torse nu en tenue de chaman à cornes durant l’émeute. Vendredi, les procureurs de l’Arizona ont retiré leur accusation après que le ministère de la Justice eut indiqué qu’en dépit d’appels, lors de l’attaque, à capturer certains élus et à tuer le vice-président Mike Pence, aucune preuve n’avait été trouvée qui montre qu’un tel projet était sérieusement envisagé.

« Il n’y a pas de preuve directe à ce stade de l’existence d’équipes pour capturer et assassiner » (des élus), a déclaré à la presse Michael Sherwin, l’avocat général du district de Washington qui supervise l’enquête sur l’attaque du Capitole. En réaction à l’attaque du 6 janvier, Washington a pris ces derniers jours des allures de camp retranché avec ses blocs de béton et ses fils barbelés. Vendredi, un homme lourdement armé a été arrêté alors qu’il cherchait à passer un des nombreux points de contrôles mis en place près du Capitole, où le président-élu Joe Biden prêtera serment le 20 janvier.