Vaccination : Paris annonce « une forte baisse » des livraisons Pfizer et devra « ajuster le rythme »

COMMANDE Le Laboratoire Pfizer doit augmenter ses capacités de production de vaccins et doit en attendant ralentir les cadences

R. G.-V. avec AFP

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Un flacon du vaccin Pfizer, ici en Autriche. (illustration)
Un flacon du vaccin Pfizer, ici en Autriche. (illustration) — Ronald Zak/AP/SIPA

Les livraisons aux pays de l’UE des quantités prévues de vaccins Pfizer/BioNTech contre le Covid-19 vont connaître des retards dans les trois à quatre prochaines semaines en raison de travaux dans l’usine où ils sont fabriqués, a indiqué ce vendredi le ministère allemand de la Santé.

« La Commission européenne et, par son intermédiaire, les Etats membres de l’UE ont été informés que Pfizer ne serait pas en mesure de respecter pleinement les quantités de livraison promises pour les trois à quatre prochaines semaines en raison de rénovations à l’usine de Puurs », en Belgique, explique un communiqué du ministère.

La France va « ajuster le rythme des vaccinations »

La France n’a pas tardé à réagir, indiquant qu’elle devra « ajuster le rythme des vaccinations » contre le coronavirus en raison de la « forte baisse » attendue des livraisons du vaccin Pfizer/BioNTech dans les semaines à venir, a indiqué une source au sein de l’exécutif. Ces retards, dus à des travaux sur une chaîne de production en Belgique, ne remettent toutefois pas en cause « le déploiement global de la campagne vaccinale » en France, assure-t-on de même source. 

La France, qui a déjà reçu 1,5 million de doses de vaccin Pfizer, en attendait 520.000 autres la semaine prochaine. Pfizer a confirmé vendredi après-midi ce ralentissement qui doit durer de « fin janvier à début février ». L’entreprise doit en effet faire passer ses capacités de productions de 1,3 à 2 milliards de vaccins par an. Le laboratoire s’est néanmoins engagé à bien livrer tout ce qui devait être livré au premier trimestre, a annoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

La Norvège aussi

La Norvège, liée au contrat de l’Union européenne sans en faire partie, a aussi annoncé un retard similaire. L’Institut norvégien pour la santé publique dit désormais s’attendre à ne recevoir la semaine prochaine que 36.075 doses contre 43.875 escomptées auparavant, soit une baisse de 17,8 % pour le royaume scandinave. Le pays a déjà constaté un premier ralentissement ce vendredi matin mais a constitué une réserve stratégique à la réception des premières doses en décembre, ce qui devrait limiter les effets du retard de livraison.

Pendant ce temps, les ministres de la Santé de six pays de l’Union européenne ont exprimé leur « sérieuse préoccupation » quant aux retards de livraison, dans une lettre commune. Les ministres du Danemark, de l’Estonie, de la Finlande, de la Lituanie, de la Lettonie et de la Suède y dénoncent une situation « inacceptable » portant préjudice à la « crédibilité du processus de vaccination ».