Coronavirus : L'OMS réclame plus de séquençage sur les nouveaux variants

PIQURE Le comité d’urgence de l’OMS s’est réuni jeudi, plus tôt que prévu

20 Minutes avec AFP
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Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l'OMS s'est exprimé vendredi 20 août sur l'épidémie de coronavirus.
Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l'OMS s'est exprimé vendredi 20 août sur l'épidémie de coronavirus. — Salvatore Di Nolfi/AP/SIPA

Le comité d’urgence l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé, ce vendredi, la communauté internationale à étendre le séquençage du génome des variants du nouveau coronavirus, plus contagieux et qui font craindre une résurgence de la pandémie.

Le comité d’urgence de l’OMS se retrouve normalement tous les trois mois, mais le directeur général de l’organisation internationale Tedros Adhanom Ghebreyesus en a convié les membres jeudi, deux semaines plus tôt que le calendrier prévu, pour s’attaquer au sujet de ces récentes évolutions du virus et envisager l’usage de certificats de vaccinations et de tests pour les déplacements internationaux.

Les variants identifiés dans au moins 70 pays

En ce qui concerne les variants, le Comité d’urgence appelle à une expansion mondiale du séquençage génomique et du partage des données, ainsi qu’à une plus grande collaboration scientifique pour faire face « aux inconnues fondamentales » qui subsistent. Il demande également à l’OMS de mettre au point un « système normalisé » de dénomination des nouveaux variants qui évite toute « stigmatisation » géographique ou politique. Les experts du comité demandent aussi un renforcement du cadre de surveillance des risques liés aux variants du virus à l’origine du Covid-19, en accélérant la collaboration et en harmonisant la recherche.

Les variants britannique et sud-africain du coronavirus, particulièrement contagieux, s’étendent désormais à au moins une cinquantaine de pays, dans un monde submergé par une nouvelle vague de contaminations que confinements, couvre-feux et campagnes de vaccination ne parviennent pas à endiguer. Selon l’OMS, le nombre de pays et territoires où se trouve dorénavant le variant repéré initialement en Grande-Bretagne s’élève à 50 et il est de 20 pour le variant identifié en Afrique du Sud, mais l’organisation juge cette évaluation fort probablement sous-estimée.

Encore trop d’inconnues sur le vaccin

Ces variants ne peuvent être identifiés que par le séquençage de leur code génétique, une analyse qui n’est pas possible partout. Une troisième mutation, originaire de l’Amazonie brésilienne et dont le Japon a annoncé dimanche la découverte, est actuellement analysée et pourrait impacter la réponse immunitaire, selon l’OMS qui évoque dans son bulletin hebdomadaire « un variant inquiétant ».

A propos de l’instauration de certificats de vaccination comme condition d’entrée dans un pays, le Comité d’urgence a estimé qu'« il y a toujours trop d’inconnues fondamentales en termes d’efficacité des vaccins pour réduire la transmission (du virus) et les vaccins ne sont encore disponibles qu’en quantité limitée ». Le Comité souligne dans ses recommandations qu’une preuve de vaccination ne doit pas exempter des autres mesures de précaution sanitaire.