RDC: Cinq Français rapatriés après une violente agression

HUMANITAIRE En mission pour l'ONG «Solidarités», ils ont été attaqués par des hommes armés…

MD avec agence

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L'offensive conjointe et inédite des armées rwandaise et congolaise se poursuivait jeudi pour la troisième journée en République démocratique du Congo (RDC) contre les rebelles hutu rwandais, enlevant au passage des positions tenues par la rébellion congolaise.
L'offensive conjointe et inédite des armées rwandaise et congolaise se poursuivait jeudi pour la troisième journée en République démocratique du Congo (RDC) contre les rebelles hutu rwandais, enlevant au passage des positions tenues par la rébellion congolaise. — Lionel Healing AFP

Cinq humanitaires Français, deux hommes et trois femmes, ont été rapatriés d'urgence, dimanche, après avoir été violemment agressés. En mission pour l'ONG Solidarités en République démocratique du Congo (RDC), ils se trouvaient à Goma dans le Nord Kivu, une région en proie à des combats entre militaires rwandais et congolais d'une part et rebelles hutus rwandais d'autre part.
 
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Les humanitaires ont porté plainte à leur arrivée à Paris. Les policiers de l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) seraient chargés de l'enquête. Les trois femmes auraient subi des viols ou agressions sexuelles.
 
Les agresseurs portaient des uniformes
 

Cinq hommes armés ont attaqué par surprise les trois femmes et les deux hommes le 21 janvier, vers 20 heures, indique le site du journal «Le Parisien». Armés de Kalachnikov, les agresseurs ont frappé à plusieurs reprises leurs victimes, accompagnées par trois Congolais, avant de les obliger à leur remettre leur argent et leurs objets de valeur, ordinateurs portables, appareils photos et caméras, ajoute-t-il, citant une source proche de l'affaire.
 
Avant de repartir, les agresseurs, qui portaient des uniformes, ont isolé les trois Françaises, âgées d'une vingtaine d'années, dont l'une a été violée à plusieurs reprises, tandis que les deux autres ont été sexuellement agressées, toujours selon le site du quotidien. Ces hommes sont restés un quart d'heure avant de prendre la fuite, ajoute la même source.