Coronavirus : Les enquêteurs de l'OMS pourront entrer en Chine dès jeudi

AUX ORIGINES DU VIRUS L’équipe d’experts de l’OMS avait tenté d’entrer sur le territoire chinois la semaine passée mais n’avait pas réussi à obtenir toutes les autorisations

20 Minutes avec AFP

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Un nouveau foyer de coronavirus a été découvert dans la région de Wuhan.
Un nouveau foyer de coronavirus a été découvert dans la région de Wuhan. — CHINE NOUVELLE/SIPA

L’annonce tombe un an jour pour jour après le premier mort du Covid-19 à Wuhan. Les enquêteurs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vont enfin pouvoir entrer en Chine ce jeudi et commencer leur enquête sur l’origine du coronavirus, a annoncé ce lundi le ministère chinois de la Santé.

Cette visite est ultra-sensible pour Pékin, soucieux d’écarter toute responsabilité dans l’épidémie qui a fait plus de 1,9 million de morts dans le monde. Initialement prévue la semaine dernière, elle avait été annulée à la dernière minute, faute de toutes les autorisations nécessaires pour l’équipe.

Quarantaine obligatoire

« Après discussions, l’équipe d’experts de l’OMS […] se rendra en Chine à partir du 14 janvier pour des inspections. Ils mèneront des recherches conjointes avec des scientifiques chinois sur les origines du Covid-19 », a indiqué dans un bref communiqué le ministère de la Santé.

Pékin n’a pas fourni de détails sur le déroulement de la visite, mais les enquêteurs devraient être mis en quarantaine à leur arrivée sur le sol chinois. Lors d’une rare critique de la Chine, le patron de l’OMS avait regretté la semaine dernière que ses enquêteurs n’aient pas pu se rendre dans le pays.

Accusations croisées

Le feu vert chinois intervient un an jour pour jour après l’annonce du premier mort en Chine de ce qui n’était encore à l’époque qu’un mystérieux virus. Le pays est depuis parvenu à pratiquement éradiquer la maladie sur son sol.

Les autorités ne manquent pas une occasion d’émettre des doutes sur l’origine chinoise du virus, alors qu’elles avaient dans un premier temps incriminé un marché de Wuhan où étaient vendus des animaux vivants.

Mais Pékin n’a pas pu empêcher que le président américain Donald Trump l’accuse régulièrement d’avoir répandu « le virus chinois » sur la planète – voire de l’avoir laissé s’échapper d’un laboratoire de virologie de Wuhan, la ville du centre du pays où le virus est apparu fin 2019. Signe de nervosité, le pouvoir communiste a fait condamner fin décembre à quatre ans de prison une journaliste citoyenne, Zhang Zhan, qui avait couvert la mise en quarantaine de Wuhan.