Le premier coup de sang de Barack Obama

ETATS-UNIS Le président américain s'est emporté ce jeudi contre les primes versées à Wall Street en 2008 malgré la crise...

Avec agence

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Le président américain Barack Obama a averti lundi que les Etats-Unis ne pouvaient pas se permettre des retards dans l'adoption par le Congrès de l'important plan de relance économique qu'il soutient, appelant les parlementaires à agir de manière "rapide et exceptionnelle".
Le président américain Barack Obama a averti lundi que les Etats-Unis ne pouvaient pas se permettre des retards dans l'adoption par le Congrès de l'important plan de relance économique qu'il soutient, appelant les parlementaires à agir de manière "rapide et exceptionnelle". — Saul Loeb AFP

«C'est le comble de l'irresponsabilité, c'est honteux, et ce qu'il va falloir entre autres, c'est que les gens de Wall Street, qui demandent de l'aide fassent preuve de retenue, de discipline et de davantage de sens des responsabilités.» Barack Obama a vu rouge jeudi, alors qu'il recevait dans le Bureau ovale son secrétaire au Trésor, Timothy Geithner.

Le président a fulminé, comme jamais depuis son investiture le 20 janvier, devant le fait que les autorités de l'Etat de New York (nord-est) ont annoncé mercredi que les établissements de Wall Street avaient versé 18,4 milliards de dollars de primes à leurs salariés l'an dernier

L'aide de l'Etat au système financier

Selon Barack Obama, tout cet argent a été versé alors que le système financier bénéficie de l'aide de l'Etat pour continuer à fonctionner.

Cette somme est beaucoup moins importante que l'année précédente (32,9 milliards en 2007) mais elle reste la sixième de l'histoire en valeur absolue.

«Nous allons devoir discuter avec ces gens à Wall Street»

«Les Américains voient bien que nous sommes dans un trou profond dont il faut nous sortir, mais ils n'aiment pas l'idée que des gens creusent un trou plus profond alors qu'on leur demande (aux Américains) de le combler», a tonné Barack Obama.

«Nous allons devoir discuter directement (...) avec ces gens à Wall Street pour leur signifier qu'ils doivent commencer à agir de manière plus responsable si nous voulons, ensemble, remettre l'économie en marche», a-t-il ajouté. «Il y a aura un moment où ils pourront faire des profits, et il y aura un moment où ils pourront recevoir des primes. Mais ce n'est pas le moment actuellement», a-t-il conclu.