Chine : Des trafiquants condamnés pour le trafic de 23 tonnes d'écailles de pangolin

JUSTICE Les deux hommes soupçonnés d’avoir été à la tête du trafic ont été condamnés à 14 et 13 ans de prison

20 Minutes avec agences

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Image d'illustration d'un pangolin.
Image d'illustration d'un pangolin. — ROSLAN RAHMAN / AFP

La justice chinoise a condamné, ce mardi, 17 trafiquants à de lourdes peines pour avoir introduit dans le pays d’énormes quantités d’écailles de pangolin, une espèce en voie d’extinction. Les écailles provenaient du Nigeria. Au total, le gang de trafiquants avait importé 23 tonnes d’écailles de pangolin en Chine. Les deux « cerveaux » de ce trafic ont été condamnés à 14 et 13 ans de prison. Tous les autres ont écopé de peines d’emprisonnement allant de quinze mois à douze ans.

La contrebande, importée entre 2018 et 2019, était parfois dissimulée dans des livraisons de gingembre. Au total, les trafiquants auraient importé pour 180 millions de yuans (plus de 22 millions d’euros) de marchandise.

Le pangolin protégé par le coronavirus

L’écaille de pangolin aurait, selon la médecine chinoise, des vertus curatives. Cela n’a jamais été prouvé. Les pangolins ont été retirés en 2020 de la pharmacopée officielle chinoise, l’année même de la crise du coronavirus. L’animal, le plus recherché par les braconniers, est soupçonné d’avoir été l’hôte intermédiaire qui aurait permis la transmission du virus de la chauve-souris à l’humain.

Le Covid-19 a émergé fin 2019 sur un marché de la ville de Wuhan, où étaient vendus des animaux sauvages vivants. Ces derniers mois, la Chine a interdit la vente d’animaux sauvages pour la consommation alimentaire. Ce commerce reste légal à des fins de recherche scientifique ou pour la médecine traditionnelle.