Etats-Unis : Le leader de la milice d’extrême droite « Proud Boys » arrêté à Washington avant des manifestations

VIOLENCES Une manifestation contre l’élection de Joe Biden comme prochain président des Etats-Unis devait avoir lieu mercredi

20 Minutes avec AFP

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Enrique Tarrio vêtu d'un gilet pare-balles, le 12 décembre 2020 lors d'une manifestation à Washignton.
Enrique Tarrio vêtu d'un gilet pare-balles, le 12 décembre 2020 lors d'une manifestation à Washignton. — STEPHANIE KEITH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Enrique Tarrio, 36 ans, a été arrêté lundi à Washington. Le leader de la milice d'extrême droite «Proud Boys» était visé par un mandat d’arrêt après sa participation à la destruction d’une bannière « Black Lives Matter » lors d’une manifestation qui avait dégénéré. Elle appartenait à une église de la capitale américaine.

Le milicien, qui venait d’arriver de Floride, a été inculpé pour destruction de bien de l’église méthodiste Asbury United. Il est également accusé d’avoir été en possession de deux chargeurs illégaux d'arme à feu haute capacité lors de son arrestation, a précisé la police.

Une violence « dangereuse »

Dans une autre affaire révélée lundi, Enrique Tarrio et d’autres membres des « Proud Boys » sont accusés par l’église historique Metropolitan AME, d’avoir aussi déchiré et brûlé sa bannière lors de la manifestation du mois dernier, au cours de laquelle plusieurs personnes avaient été poignardées et des dizaines d’autres arrêtées.

« Le comportement des "Proud Boys" à Washington D.C. le 12 décembre 2020 représente un nouveau et dangereux chapitre dans la longue et horrible histoire de la violence exercée par des foules de suprémacistes blancs contre des lieux de cultes noirs », lit-on dans la plainte déposée par l’église.

L’arrestation intervient à la veille de deux journées d’action dans la capitale américaine en soutien à Donald Trump et à son affirmation infondée selon laquelle il a remporté l’élection du 3 novembre, et pas Joe Biden. La police de Washington a indiqué lundi craindre des violences potentielles, notamment de la part de groupes comme les « Proud Boys », et a prévenu que les personnes portant des armes à feu seraient arrêtées. « Nous ne laisserons personne inciter à la violence ou intimider nos habitants », a averti la maire de la capitale, Muriel Bowser.