Norvège : Un septième corps retrouvé après le glissement de terrain

CATASTROPHE Quatre jours après un glissement de terrain en Norvège, les secours continuent de retrouver des personnes décédées

20 Minutes avec AFP

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A Gjerdrum, à 25 km au nord-est d'Oslo, la terre s'est affaissée tôt le 30 décembre, entraînant avec elle une dizaine de maisons et 31 logements, et causant l'évacuation d'un millier de personnes. 
A Gjerdrum, à 25 km au nord-est d'Oslo, la terre s'est affaissée tôt le 30 décembre, entraînant avec elle une dizaine de maisons et 31 logements, et causant l'évacuation d'un millier de personnes.  — AFP

Le bilan continue de s'alourdir. Les secours norvégiens ont trouvé dimanche un septième corps dans les décombres, quatre jours après un glissement de terrain en Norvège, a annoncé la police, qui recherche toujours activement trois disparus.

«L'espoir de trouver des survivants dans la zone du glissement de terrain est toujours là. Il s'agit donc toujours d'une opération de sauvetage jusqu'à ce qu'il en soit décidé autrement», a déclaré un responsable de la police, Bjørn Christian Willersrud, lors d'une conférence de presse en début de soirée.

Le corps sans vie a été retrouvé à proximité des autres, a-t-il précisé, sans donner de détails sur son identité. Les riverains ont déposé des bougies près du lieu de la catastrophe. Parmi les sept corps retrouvés, un seul a été identifié, celui d'un homme de 31 ans, Eirik Grønolen.

Dix personnes disparues

La police avait publié vendredi une liste avec le nom des dix personnes disparues, deux enfants de 2 et 13 ans et huit adultes.

Un peu plus tôt dimanche, les autorités avaient expliqué explorer la dépression créée par le glissement de terrain. « Nous avons cinq équipes à l’œuvre en même temps. Ils effectuent un travail très difficile, qui n’est pas sans risque. Néanmoins, nous progressons assez bien », a indiqué lors d’une conférence de presse un responsable de l’opération, Gøran Syversen.

« Nous cherchons là où nous croyons encore pouvoir trouver des survivants », a pour sa part assuré le responsable des pompiers Kenneth Wangen, précisant que la zone de recherche avait été étendue. Les secours, qui ont reçu la visite du couple royal et du prince héritier, prévoient de travailler sans discontinuer. Ils s’activent également pour récupérer des animaux de compagnie.

Après avoir rencontré les équipes de sauvetage, le roi Harald, la reine Sonja et le prince Haakon se sont recueillis dans l’église de Gjerdrum, où ils ont allumé des cierges pour les victimes, avant de discuter avec des survivants.

« J’ai du mal à trouver des choses à dire, car c’est absolument horrible », a affirmé le souverain, visiblement très touché, à l’issue de la visite.

Un millier de personnes évacuées

A Ask, dans la municipalité de Gjerdrum, à 25 km au nord-est d’Oslo, la terre s’est affaissée tôt le 30 décembre, entraînant avec elle une dizaine de maisons et 31 logements, et causant l’évacuation d’un millier de personnes. Au début de l’opération tôt mercredi, les secours avaient pu sauver plusieurs personnes, en les hélitreuillant.

« La situation était si floue qu’il fallait simplement agir et hisser les personnes les plus proches de nous », a expliqué à la télévision TV2 l’un des secouristes, Jurn Van Der Bovenkamp.

La terre qui a glissé est une argile spécifique, présente en Norvège et en Suède, qui peut se fluidifier et s’effondrer rapidement. Mais la probabilité d’un éboulement similaire dans la région reste faible, estime la Direction norvégienne des eaux et de l’énergie (NVE). Certaines maisons se sont déplacées sur 400 mètres.

Sur place, on peut voir un trou béant, à flanc de colline, avec des débris de maisons partiellement recouverts de neige tombée depuis la catastrophe. La police avait publié vendredi une liste avec le nom des dix personnes disparues, deux enfants de 2 et 13 ans et huit adultes. Elle a annoncé samedi l’identité de la personne retrouvée la veille. Il s’agit d’un homme de 31 ans, Eirik Grønolen. Les évacués, logés dans des hôtels des environs, ne peuvent retourner chez eux car le terrain reste instable. Il s’est encore effrité dans la nuit de vendredi à samedi.